Pointe Sarène, 19 oct (APS) – Le permis à points “n’est pas un instrument de coercition”, mais plutôt un moyen de contribuer à baisser l’incidence de l’insécurité routière, a soutenu le secrétaire général du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Aubain Jules Sagna.

“Le permis à points n’est pas un instrument de coercition mais un instrument pour se donner les moyens d’avoir des conducteurs aptes sur les routes, et cela contribue fortement à baisser l’incidence de l’insécurité routière”, a-t-il dit.

Sagna s’exprimait mercredi en marge d’un atelier parlementaire de réflexion et de partage sur les politiques de l’Etat du Sénégal en matière de d’infrastructures et de transports terrestres qui se tient à Pointe Sarène (18-20 octobre).

“La question du permis à points est normal au Sénégal comme partout ailleurs. Nous l’avons vécu en France récemment, en Côte d’Ivoire, c’est un sujet de discussion entre les partenaires que sont les transporteurs, les populations, l’Assemblée nationale qui représente le peuple, qui se met en interface entre les deux acteurs. Je pense qu’elle peut faciliter l’échange et le dialogue”, a dit M. Sagna.

Selon lui, le ministère des Infrastructures compte sur l’Assemblée nationale pour la modernisation du secteur du transport par le biais de textes législatifs adaptés.

“Nous sommes dans une dynamique d’échange, de dialogue avec les acteurs notamment les syndicats des transports terrestres”, a indiqué le secrétaire général du ministère des Infrastructures, selon lequel avec l’adoption du nouveau code de la route depuis avril 2022, il faudra maintenant prendre des décrets d’application.

“Quand je parle de modernisation c’est évidemment le renouvellement des parcs. Il est convenu que le parc sénégalais est assez vieux, il faut naturellement le changer […]”, a repris Aubain Jules Sagna, ajoutant : “Il y a aussi les gares qu’il faut moderniser, en tout cas le tissu urbain qu’il faut organiser, de manière à donner aux Sénégalais un système de transport capacitaire à même de répondre aux besoins quotidiens de mobilité”.

Il a expliqué que cet atelier de réflexion sur les politiques de l’Etat en matière  d’infrastructures et de transports terrestres a pour but d’évaluer les résultats enregistrés dans ce domaine.

Il considère toutefois que “beaucoup d’efforts” ont été consentis par l’Etat avec le patrimoine autoroutier du pays qui, dit-il, est passé de 32 km à 221 km en 12 ans. “Le linéaire des routes revêtues construites dans la même période est de 2918 km, alors que 6900km de pistes rurales ont été aménagées. Durant cette période (12 ans), 23 ponts ont été érigés et sont venus s’ajouter aux 11 qui existaient”, a-t-il indiqué.

Selon Aubain Jules Sagna, il s’agira de discuter de la modernisation du système des transports et du tissu urbain, lors de cet atelier organisé par la commission aménagement du territoire, urbanisme, habitat, transport et infrastructures de l’Assemblée nationale, avec la facilitation de l’Observatoire de suivi des indicateurs de développement économique en Afrique (OSIDEA).

La problématique des accidents de la route figure également au menu de cet atelier, à travers les 22 mesures prises par le président de la République en vue de renforcer la sécurité des citoyens et des usagers de la route.

MF/BK

 

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