Ndiassé Sadio (Kaolack), 21 oct (APS) – Le Projet de développement de la chaîne de valeur riz (PDCVR), de concert avec l’Institut national de pédologie (INP), travaille à la restauration et à l’amélioration de la fertilité des sols pour arriver à de “très bons rendements” des cultures de riz dans les régions de Thiès, Fatick et Kaolack.

“Nous travaillons à la restauration des sols et à leur amélioration afin de permettre aux producteurs rizicoles d’avoir de très bons rendements. De telles initiatives permettraient d’atteindre l’autosuffisance en riz”, a déclaré Mar Ndiaye, responsable de l’Institut national de pédologie (INP) pour la zone Sine-Saloum.

Il s’exprimait vendredi au terme d’une visite de terrain de trois jours effectuée dans plusieurs sites rizicoles des régions de Thiès, Fatick et Kaolack.

A Kaolack,  des rizières et un champ cultivé par 67 femmes membres du Groupement d’intérêt économique (GIE) “Jokko” ont été visités à Médina Ngueyène, une localité de  la commune de Dabaly, de même une rizière de cinq hectares a été visitée à Ndiassé Sadio, un village de la commune de Ndiédieng.

”L’INP a mené beaucoup d’activités de restauration, d’analyse et de caractérisation des sols dans le cadre de la base productive pour la filière riz”, a indiqué Mar Ndiaye, ajoutant que cette année, “des parcelles de démonstration de cent mètres carrés” ont été aménagées dans ce cadre.

“Ces parcelles élémentaires permettent aux producteurs de voir, par eux-mêmes, quels sont les meilleurs  types de fertilisants utilisés”, a expliqué M. Ndiaye, selon qui “quinze parcelles de démonstration réparties dans les régions de Thiès, Fatick et Kaolack […] ont bénéficié d’un suivi rapproché grâce à la contribution d’étudiants”.

Le Projet de développement de la chaîne de valeur riz “accorde une importance capitale” à la base productive qu’est le sol, domaine relevant de l’Institut national de pédologie qui accompagne les producteurs dans la restauration de leurs terres pour une meilleure fertilisation des sols, a noté Mar Ndiaye.

Le PDCVR, en collaboration avec l’Institut national de pédologie, a pu fournir aux producteurs “plus de deux-cents tonnes de matières organiques, ainsi que plus de trente tonnes d’engrais minéral et quarante tonnes de semences certifiées et semences adaptées à la salinité des sols”, selon le responsable de l’INP dans le Sine-Saloum.

Il s’est félicité de cette visite de terrain qui a permis de constater l’augmentation des superficies emblavées, ce qui selon lui  laisse espérer de “bons rendements” en riz.

 

“Si on estime la quantité de semences, on peut bien comprendre qu’on a emblavé plus de 1500 hectares pour la culture du riz, rien que dans la zone de Fatick. Ce qui fait, à peu près, 2000 hectares de terres dans nos zones d’intervention”, a relevé le responsable de l’INP dans le Sine-Saloum.

Il assure en conséquence que dans la zone de Kaolack, cette année, compte tenu des importantes superficies emblavées, les rendements de riz “vont considérablement” augmenter.

ADE/AB/BK

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