Dakar, 12 oct (APS) – Les dettes dues aux hôpitaux dans le cadre de la gratuité de certains soins pour certaines catégories de la population reflètent l’adhésion des populations cibles au programme de couverture maladie universelle, a estimé le Directeur général de l’Agence de la Couverture maladie universelle, Bocar Mamadou Daff.

“C’est important qu’il y ait ces dettes”, a notamment déclaré M. Daff, qui était l’invité jeudi de la rédaction de l’Agence de presse sénégalaise (l’APS).

Les dettes réclamées par les structures sanitaires “montrent tout simplement que les personnes adhèrent à ce programme qui vise un accès aux soins de santé”, a-t-il déclaré. Cette dette se chiffre actuellement à sept milliards de FCFA, a-t-il précisé.

Ces gratuités concernent les enfants de moins de cinq ans, la césarienne et la dialyse, entre autres prestations. Il s’agit de la prise en charge à hauteur de 80% pour les prestations de soins au niveau des structures publiques et les médicaments génériques, a-t-il indiqué.  

“Nous payons régulièrement, à chaque fois que les dettes sont certifiées. Certes, le processus est un peu lent”, a reconnu le directeur général de l’ANACMU.

Bocar Mamadou Daff a aussi annoncé que la structure qu’il dirige tend vers “l’achat de la prestation de santé”, au lieu par exemple de mettre des kids de dialyse à la disposition des hôpitaux. Ce qui offre, selon lui, “plus de transparence”.

Evoquant la gestion des risques et l’analyse du comportement du patient comme mécanismes, le Directeur général de l’Agence de la Couverture maladie universelle a préconisé l’ouverture de bureaux CMU à l’intérieur des structures de santé.

Dans cette perspective, il a rappelé qu’à l’origine, l’ANACMU était partie avec l’idée d’installer une mutuelle de santé dans chaque commune.

“Mais à la pratique, nous avons constaté que pour qu’une mutuelle soit plus efficace, il faut qu’il y ait 5 000 à 7 000 adhérents. C’est ainsi que nous l’avons élevé au niveau départemental’’, a-t-il expliqué, ajoutant que la couverture maladie est en perpétuelle réforme.

Ainsi, à l’heure actuelle, “41 sur 46 départements disposent de mutuelles de santé”, renseigne M. Daff.

“Ces mutuelles départementales permettent une meilleure prise en charge des cibles à travers notamment les services digitaux qui auront un impact sur la portabilité des patients et même d’avoir une idée sur le profil épidémiologique des Sénégalais”, a-t-il souligné.

SMD/ASG/MTN

Dans la même rubrique
Charger plus dans Dépêches

Voir aussi...

SÉNÉGAL--COLLECTIVITES-ENVIRONNEMENT / Touba se prépare à reboiser 80 000 plants sur 50 kilomètres (ministre)

Touba, 22 juil (APS) – La ville de Touba (centre) se prépare à reboiser près de 80 0…