Kaolack, 1er mai (APS) –Les techniciens supérieurs de santé réclament le prolongement de l’âge de la retraite à 65 ans pour une meilleure efficience dans les structures sanitaires, a déclaré lundi à Kaolack (centre) Fabady Ibrahima Ndiaye, secrétaire général national du Syndicat autonome des techniciens supérieurs de santé (SATSUS).

‘’Les techniciens supérieurs de santé sont incontournables dans le fonctionnement du système de santé (…) les paramédicaux partis à la retraite, pour l’essentiel, sont re-contractualisés par les structures de santé parce qu’ils sont contournables dans le fonctionnement de ces structures’’, a justifié M. Ndiaye.

Il s’exprimait lors d’une journée de réflexion et d’évaluation, organisée au niveau du Centre hospitalier régional El Hadji Ibrahima Niass de Kaolack à l’initiative de la section régionale de ce syndicat, dans le cadre de la célébration de la journée internationale du travail.

‘’Si l’Etat va accorder à certains corps de métier une retraite à 65 ans, ils devraient être les premiers à en bénéficier’’, a-t-il notamment soutenu.

‘’Les techniciens supérieurs de santé admis à faire valoir à une pension de retraite peuvent  bénéficier d’un prolongement jusqu’à 65 ans si les conditions de santé le leur permettent’’, a plaidé le SG du SATSUS.

Fabady Ibrahima Ndiaye a aussi dénoncé le ‘’blocage de la mutation du personnel du fait d’un défaut de ressources humaines parce que les écoles n’ont pas formé assez de personnels’’.

‘’Certains travailleurs font une vingtaine d’années dans leur poste sans pouvoir bouger’’, a fait remarquer le secrétaire général du SATSUS.

‘’Nous avons demandé un reclassement effectif après une formation que le ministère de la Santé et de l’Action sociale nous a demandée de faire pour nous permettre de nous retrouver dans la hiérarchie A2. Nous l’avons terminée depuis mi-janvier mais jusque-là, ça tarde à être effectif’’, a déploré le syndicaliste.

Le SATSUS réclame aussi l’encadrement juridique de la profession des spécialistes paramédicaux, ‘’parce qu’il y a un vide juridique autour de l’exercice de leur métier’’.

‘’C’était un besoin urgent de doter l’ensemble des populations jusqu’aux localités les plus éloignées du pays de certaines spécialités. C’est une satisfaction rendue possible par les techniciens supérieurs dans le système sanitaire pour régler les problèmes’’, a souligné M. Ndiaye.

‘’Si les femmes sont sauvées d’un accouchement dystocique à plus de 200 km de Kaolack, où des patients sont traités d’une insuffisance rénale ou bénéficient de l’ensemble des appuis de diagnostiques telles que des analyses à plus haut niveau, c’est grâce aux techniciens supérieurs répartis sur les huit spécialités qui existent’’, a-t-il fait valoir.

ADE/MTN

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