Dakar, 4 mai (APS) – L’instauration d’une paix durable passe par un nouveau leadership de l’Afrique, la résolution de ses dysfonctionnements internes et de la mal gouvernance créatrice de foyers de tension, soutient l’ancien président béninois Thomas Boni Yayi.

« Pour une paix durable, il faut forcément un nouveau leadership de l’Afrique qui doit surmonter ses dysfonctionnements internes, sa mal gouvernance politique, économique et s’unir autour de l’essentiel », a-t-il indiqué, mercredi, à Séoul, en Corée du Sud, lors de la cérémonie d’ouverture du Sommet de la paix 2023, organisé par la Fédération pour la paix universelle (FPU).

Cette rencontre, prévue du 2 au 6 mai, en terre coréenne, se déroule par visioconférence, sur le thème : « Vers une culture mondiale de la paix ».

Boni Yayi, ancien président de la Conférence des chefs d’Etat de l’Union africaine, se dit convaincu que l’Afrique peut devenir une puissance économique mondiale, mais doit d’abord trouver des solutions à certains de ses problèmes.

Le paradoxe est que l’Afrique qui semble être le maillon faible de la chaîne, est « un continent extrêmement riche de métaux rares indispensables à certaines technologies de pointe, de ses ressources minières, de son histoire, mais qui, malheureusement, est historiquement appauvrie par une organisation mondiale de travail qui continue de la piller ».

Les dirigeants de la FPU vont lancer une nouvelle initiative appelée « Table ronde internationale des anciens » lors de ce sommet

Cette initiative vise à tirer parti de la sagesse et de l’expérience des anciens pour instaurer la paix et la stabilité dans la société et la nation.

« L’avenir du monde en matière de paix se joue et se jouera en Afrique qui est l’espoir de l’humanité », a affirmé Thomas Yayi Boni. Pour lui, « trouver des solutions viables aux difficultés qui assaillent le monde de toutes parts sera une avancée formidable vers la paix ».

La première vice-présidente du Conseil national de la transition de la Guinée, Maimouna Yacouba a, pour sa part, appelé à « reconnaître et garantir que nous constituons une même humanité qui nous commande de nous unir autour de combats pour la dignité humaine ».

« C’est en semant la graine de la paix qu’on peut conjurer le spectre de la violence, de la destruction et de la peur », a estimé Mme Yacouba.

De nombreuses personnalités politiques, chefs religieux, chefs d’entreprises et universitaires ont partagé leurs idées, dans différentes sessions, sur les perspectives à explorer pour l’instauration et la consolidation d’une paix durable.

Les sessions régionales du Sommet de la paix 2023 se poursuivront sur la construction de la paix en Amérique du Nord, en Asie-Pacifique, en Amérique latine et dans les Caraïbes, en Afrique, en Europe et au Moyen-Orient.

Au cours de ce Sommet, un panel sera réservé aux jeunes et étudiants. Les lauréats du prix Sunhak pour la paix s’exprimeront lors d’un déjeuner spécial en leur honneur et les membres du Think Tank 2022 échangeront sur les voies et moyens pour l’instauration de la paix dans la péninsule coréenne, en Asie de l’est et dans le bassin indo-pacifique, renseigne la même source.

Il est inclus dans le programme la célébration du 80e anniversaire de la cofondatrice de la FPU, Dr Hak Ja Han Moon, qui va présider une cérémonie d’inauguration du bâtiment dit de « Culture de la paix », une immense salle d’exposition multimédia destinée à être « une patrie pour le monde et une ville du cœur pour tous les peuples », comme le souhaitait le regretté cofondateur de la FPU, le révérend Dr Sun Myung Moon.

PON/ASG/BK

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