SENEGAL-SANTE-FINANCEMENT
Dakar, 11 mai (APS) – Les initiatives dénommées Sasa et Samasha ont été lancées, lundi à Dakar, avec pour objectif, la mobilisation de ressources financières afin de relever les défis de la santé maternelle, néonatale et infantile au Sénégal, à travers la promotion de la planification familiale (PF), a constaté l’APS.
“A travers ces initiatives, il est prévu de mener le plaidoyer législatif en mobilisant les parlementaires afin de renforcer leur rôle dans la responsabilisation du système de santé et le financement national de la planification familiale”, a expliqué le directeur régional du consortium Sasa, Patrick Mugirma.
Il s’agit également, a-t-il ajouté, d’établir des partenariats en mettant en place des relations formelles et des mécanismes de coordination entre les équipes régionales et les acteurs politiques nationaux.
M. Mugirma prenait part à la réunion nationale de mobilisation des parties prenantes de haut niveau, un dialogue sur la promotion de la santé maternelle, néonatale et de la planification familiale.
Le directeur régional du consortium Sasa a assuré que les partenaires entendent soutenir les priorités déjà définies par les autorités sénégalaises, particulièrement dans le domaine de la planification familiale.
Il a indiqué dans ce sens que ‘’le consortium veut surtout contribuer au plaidoyer, au renforcement des capacités et à la mobilisation de ressources pour combler les insuffisances de financement dans ce secteur’’.

Patrick Mugirma n’a pas manqué d’insister sur l’importance de travailler avec les communautés et les autorités locales afin de promouvoir la planification familiale “dans le respect des réalités culturelles du pays”.
Venu présider la cérémonie de lancement, le conseiller technique du ministre chargé de la Coopération, Cheikh Tidiane Guèye, a salué les avancées réalisées par le Sénégal en matière de réduction de la mortalité maternelle et infantile, tout en soulignant que les efforts doivent être poursuivis.
“Le travail accompli est important, mais il reste encore beaucoup à faire pour mieux protéger les mères et les enfants”, a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité de renforcer les soins, l’accompagnement des femmes enceintes et l’accès des populations aux structures sanitaires.
Pour lui, l’amélioration durable du système de santé passe notamment par ’’un financement plus important, la disponibilité de personnels qualifiés ainsi que des équipements adaptés’’.
Il a rappelé que ‘’le niveau de mortalité a baissé passant de 510 décès sur 100 000 naissances à peu près 150 sur 100 000 naissances vivantes’’.
‘’Une réduction assez importante’’ de l’avis du conseiller du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique.
De son côté, Ndèye Awa Diagne, la cheffe de la division de la planification familiale à la Direction de la santé de la mère et de l’enfant (DSME) a relevé que ‘’malgré les résultats obtenus, un TPC (Traitement de pathologies chroniques) de 25,6% avec des besoins non satisfaits estimés à 19,1%, des efforts restent à faire pour atteindre le nouvel objectif de 46% que le Sénégal s’est fixé pour 2028’’.

‘’Prés de 900 000 femmes utilisent actuellement une méthode contraceptive. Ce qui a permis d’éviter 353 000 grossesses non désirées’’.
En plus, a-t-elle souligné, ”75 000 avortements à risques et 640 décès de mères ont été évités’’, relevant à ce niveau, ”l’intérêt de promouvoir la planification familiale qui présente beaucoup d’atouts.
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