Vers une cartographie des daaras au Sénégal pour leur meilleure prise en charge
Vers une cartographie des daaras au Sénégal pour leur meilleure prise en charge

SENEGAL-SOCIETE-RELIGION-STATISTIQUES

Dakar, 1er oct (APS)- Le délégué général aux affaires religieuses, Dr Djim Ousmane Dramé, a évoqué, jeudi, à Dakar, la nécessité d’une nouvelle cartographie et d’un recensement des Daaras pour une meilleure prise en charge de ces écoles coraniques traditionnelles.

‘’Je le dis, en tant que chercheur, depuis un siècle, le Sénégal n’a pas réalisé la cartographie des Daaras au Sénégal. La dernière cartographie des daaras date de 1913 avec le rapport de Paul Marty’’, a renseigné le délégué général aux affaires religieuses, Dr Djim Ousmane Dramé.

Il s’exprimait lors d’une rencontre avec les responsables des associations et mouvement des Daaras au siège de la Délégation générale aux affaires religieuses.

”Si on se base sur les chiffres donnés par le ministère de l’Education nationale, on a recensé à peu près 26 000 Daaras et une nouvelle cartographie de ces Daaras permettra à l’Etat de mieux les accompagner et les soutenir”, a expliqué M. Dramé.

Le délégué général explique a décliné devant les responsables des associations et mouvement des Daaras du Sénégal les missions de la Délégation générale aux affaires religieuses et les raisons qui ont poussé les pouvoirs publics à la mettre en place, ainsi que les démarches entreprises depuis sa création.

Il a fait noter qu’au Sénégal, le daaras ”joue un facteur de développement, soulignant leur ancrage dans la société avec une présence de ” mille ans” dans le pays.

”Les maîtres coraniques contribuent au développement du pays ”parce que le daara enseigne, éduque, forme, moralise, socialise et humanise”.    

‘’C’est la raison pour laquelle il faut, à mon avis, impliquer les +Serigne daaras+, les maîtres coraniques, par rapport à beaucoup de questions religieuses notamment l’enseignement, l’éducation, la formation, la socialisation des apprenants, entre autres’’, a estimé Djim Ousmane Dramé.

Il a relevé que la principale difficulté des daaras est le manque de moyens, appelant à trouver des solutions pour accompagner les écoles coraniques. ”Soutenir les daaras, c’est assurer une sécurité sociale au Sénégal’’, a déclaré le délégué général aux affaires religieuses.

Djim Ousmane Dramé dit recevoir les doléances exposées par les responsables des associations et mouvements des daaras. Ces derniers ont plaidé pour la mise en place d’un ”fonds d’appui, associé à la zakatt, à la solidarité, et au social des bailleurs pour une meilleure prise charge des besoins des daaras et des foyers religieux”.

‘’L’objectif de la rencontre était également de recueillir leurs conseils, leurs prières, leurs propositions concernant la feuille de route de la Délégation générale aux affaires religieuses car moi, personnellement, je crois à un travail collectif’’, a dit M. Dramé.

AFD/MTN