Un officiel appelle à faire de la résilience un levier de réduction durable des vulnérabilités
Un officiel appelle à faire de la résilience un levier de réduction durable des vulnérabilités

SENEGAL-COLLOQUE-ANALYSE

Dakar, 6 oct (APS) – Le directeur de cabinet adjoint à la présidence de la République, Meïssa Diakhaté, a appelé, mardi, à Dakar, à concevoir la résilience non comme une simple capacité à supporter les crises, mais comme un moyen d’en tirer les leçons pour réduire durablement les vulnérabilités.

“La résilience ne peut signifier que les populations doivent apprendre à supporter indéfiniment les mêmes vulnérabilités”, a-t-il notamment déclaré à l’ouverture de la quatrième édition du colloque international du Centre des hautes études de défense et de sécurité (CHEDS).

Cette rencontre de deux jours porte sur le thème “Repenser la résilience en Afrique : sécurité, gouvernance et développement durable”.

Venu représenter le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, M. Diakhaté soutenu que les crises doivent conduire à renforcer l’anticipation, la prévention et les politiques publiques, plutôt qu’à installer les populations dans une situation où elles seraient condamnées à subir les mêmes vulnérabilités.

“Une société véritablement résiliente, c’est celle qui transforme l’épreuve en enseignement, l’urgence en capacité d’anticipation et la vulnérabilité en politique publique durable”, a-t-il affirmé.

Le directeur de cabinet adjoint à la présidence sénégalaise a dans le même temps insisté sur la nécessité d’associer pleinement les jeunes et les femmes à la construction de cette résilience.

Selon lui, la participation des jeunes et des femmes aux processus de décision et aux réponses apportées aux crises est essentielle.

Meissa Diakhaté a également souligné que les enjeux de sécurité dépassent désormais le seul cadre militaire pour embrasser d’autres problématiques telles que le terrorisme, l’extrémisme violent, la criminalité transnationale, les tensions communautaires et les déplacements de populations.

Il a en outre alerté sur les risques liés à l’intelligence artificielle, à la désinformation et aux contenus synthétiques susceptibles d’affaiblir la confiance des populations dans les institutions, ajoutant que celle-ci constitue ”une infrastructure invisible de la résilience”.

”La résilience passe également par des institutions solides, l’État de droit, la transparence et une action publique efficace, et l’Afrique doit être actrice de l’intelligence artificielle et non seulement consommatrice des technologies conçues ailleurs”, a-t-il lancé.

Pour que cette résilience soit une réelle solution aux problèmes, le directeur de cabinet adjoint à la présidence a plaidé pour l’adaptation au changement climatique, la transformation locale des matières premières, le développement de chaînes de valeur régionales, des capacités de recherche et de production de connaissances, des études prospectives et de la coopération entre pays africains.

MYK/ABB/BK