Trente journalistes s’imprègnent des questions relatives aux industries extractives
Trente journalistes s’imprègnent des questions relatives aux industries extractives

SENEGAL-ECONOMIE-MEDIAS

Dakar, 7 août (APS) – Trente journalistes ont entamé, vendredi, à Dakar, une formation de deux jours visant à améliorer le traitement des informations relatives à la gouvernance, à la transparence et aux aspects juridiques, économiques, sociaux et environnementaux des industries extractives.

Cette formation est une initiative conjointe de la Convention des jeunes reporters du Sénégal (CJRS), du Comité national de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (CN-ITIE) et d’ABCA, une organisation internationale spécialisée dans le renforcement des compétences des journalistes et des blogueurs d’Afrique de l’Ouest.

Le secrétaire permanent du CN-ITIE, Thaddée Adiouma Seck, salue l’initiative de cette formation dispensée aux bénéficiaires à un moment où le Sénégal entame l’exploitation d’importantes ressources naturelles relevant du secteur extractif.

La désinformation est l’un des sujets abordés par les journalistes et leurs formateurs.

‘’La désinformation […] est à l’origine de plusieurs incompréhensions. Elle engendre parfois beaucoup de conflits et de rumeurs qui peuvent perturber les projets en cours, décourager les investisseurs et polluer l’atmosphère sociale et politique’’, a souligné M. Seck.

Il assure que la formation de deux jours permettra aux journalistes de collecter, de traiter et de publier les bonnes informations relatives au secteur des industries extractives.

Des formations de cette nature doivent être souvent dispensées aux professionnels des médias pour leur permettre d’approfondir les connaissances qu’ils ont de ce secteur économique très technique et transversal, selon Thaddée Adiouma Seck.

‘’Le secteur extractif est en pleine mutation’’

Le secrétaire permanent du CN-ITIE plaide, par ailleurs, pour une grande ouverture des institutions intervenant dans les industries extractives envers les journalistes, pour faciliter leur accès aux informations et aux données dont ils ont besoin.

D’après lui, les professionnels des médias chargés du secteur extractif doivent maîtriser son cadre juridique, ainsi que ses enjeux sociaux et environnementaux, les notions économiques et financières liées à ce secteur également.

La coordonnatrice de l’atelier de formation et membre du comité directeur de la CJRS, Fatou Sidibé, rappelle que la formation initiale et continue des journalistes fait partie des missions de cette organisation professionnelle.

‘’Le secteur extractif est en pleine mutation’’, a-t-elle souligné, estimant que les journalistes doivent connaître les lois et les dispositions légales qui encadrent les industries minière, pétrolière et gazière.

C’est à cette condition qu’ils pourront ‘’transmettre des informations fiables’’ au public, selon Sidibé.

D’après elle, les journalistes bénéficiaires de la formation seront invités à publier des contenus relatifs aux industries extractives, dans les médias qui les emploient.

Fatou Sidibé réclame, par ailleurs, l’application de la loi sur l’accès à l’information, car l’accès aux données contribue à l’amélioration du traitement et de la diffusion des informations relatives au secteur extractif.

TAB/HB/ESF/MTN