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Kaolack, 21 sept (APS) – A une trentaine de kilomètres de Kaolack (centre), le village de Dioufène, dans la commune de Keur Socé, se trouve confronté à de nombreuses difficultés liées notamment à l’état des pistes, en plus d’un problème d’accès à l’eau potable et aux soins de santé.
Plusieurs habitants des villages environnants se sont retrouvés à Dioufène ce samedi pour discuter de la gestion des infrastructures hydrauliques rurales.
L’occasion pour le reporter de l’APS de s’entretenir avec le chef du village, Oumar Diouf, trouvé sous l’arbre à palabres en compagnie de plusieurs sages, dans une ambiance empreinte de convivialité.
Après quelques plaisanteries avec les visiteurs, le chef de village s’empresse de présenter sa localité et d’évoquer les principales préoccupations de ses habitants.
A Dioufène, l’agriculture et l’élevage constituent les principales activités économiques. En cette fin d’hivernage, les producteurs attendent la maturation des cultures avant de procéder aux récoltes.
Dans les champs, le développement végétatif des principales spéculations, notamment l’arachide, le maïs et le mil, est jugé satisfaisant par les habitants, qui espèrent une bonne récolte après plusieurs mois de labeur.
Mais derrière cet espoir se cachent des préoccupations liées aux conditions de vie pas toujours faciles.
Des pistes difficiles d’accès pendant l’hivernage
Pendant la saison des pluies, les déplacements deviennent particulièrement difficiles dans plusieurs endroits du village.
“Pendant l’hivernage, plusieurs secteurs du village sont envahis par les eaux pluviales”, témoigne Oumar Diouf, qui plaide pour la réalisation d’infrastructures routières permettant de désenclaver la localité.
La piste reliant Dioufène à Keur Paté Malick et Ndoffane constitue l’un des principaux axes de déplacement des populations.
Face à sa dégradation, les habitants avaient entrepris, l’année dernière, de transporter eux-mêmes de la latérite à bord de charrettes pour tenter de la remettre en état.
Le chef du village estime que d’autres pistes nécessitent également des travaux afin de faciliter les déplacements des populations et l’évacuation des productions agricoles.
L’accès à l’eau, une autre préoccupation
A la question du désenclavement s’ajoute celle de l’accès à l’eau potable.
Oumar Diouf fait état d’un réel problème d’approvisionnement en eau, qu’il lie notamment à la réforme de l’hydraulique rurale et au nouveau mode de gestion des forages.
Selon lui, la gestion des ouvrages hydrauliques de la commune par un concessionnaire privé a engendré des difficultés pour les populations, appelant les pouvoirs publics à accorder une attention particulière à leurs préoccupations.
Des malades contraints de parcourir plusieurs kilomètres
Dans le domaine de la santé, Dioufène ne dispose pas de structure sanitaire.
“Les malades vont jusqu’à Keur Madiabel pour se soigner”, explique le chef du village, qui souhaite la construction d’une structure sanitaire de proximité.
“Cette semaine, j’ai fait plusieurs fois la navette jusqu’au poste de santé de Keur Madiabel pour la prise en charge d’un malade. Et Dieu sait que c’est difficile”, déplore-t-il.

Cette situation constitue, selon lui, une contrainte supplémentaire pour les habitants, particulièrement en période d’hivernage lorsque l’état des pistes complique davantage les déplacements.
Les producteurs demandent des intrants à temps
Malgré ces difficultés, les populations continuent de dépendre essentiellement de l’agriculture et de l’élevage.
A Dioufène, l’arachide, le maïs et le mil occupent une place importante dans les activités agricoles. Le chef du village estime toutefois que des améliorations sont nécessaires dans la distribution des semences.
Il appelle à une meilleure organisation du dispositif afin de permettre aux producteurs de disposer des intrants à temps et dans de bonnes conditions.
Oumar Diouf plaide également pour un accompagnement accru des femmes du village, à travers notamment des formations et le développement d’activités génératrices de revenus.
A Dioufène, l’amélioration des pistes, l’accès régulier à l’eau potable et aux des soins sont considérés comme des priorités par des populations qui espèrent voir leur village davantage désenclavé et mieux doté en services sociaux de base.
MS/BK
