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Sédhiou, 24 sept (APS) – La direction de la famille, en partenariat avec l’ONG TOSTAN, a clôturé jeudi, à Sédhiou (sud), un atelier de deux jours consacré à la mise en place d’un dispositif opérationnel de suivi post‑déclarations publiques d’abandon des mutilations génitales féminines (MGF), a constaté l’APS.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme de renforcement des capacités des communautés. Elle vise à consolider les déclarations publiques d’abandon des mutilations génitales féminines (MGF).
Mamadou Ndoye, point focal sur les MGF à la direction de la famille, a salué l’engagement des acteurs, rappelant que ”le changement des normes sociales n’est pas une chose facile”.
Selon lui, la déclaration publique constitue une étape importante, mais elle ne peut être considérée comme la fin du processus. Un suivi rigoureux est nécessaire pour éviter les résurgences, notamment dans les zones de Djiredji et Sansamba où des engagements récents ont été pris, a préconisé le point focal sur les MGF.
L’atelier a permis de mettre en évidence l’importance d’un accompagnement continu des communautés. Sans ce suivi, les pratiques peuvent réapparaître, car elles restent profondément ancrées dans la tradition. Sédhiou demeure l’une des régions les plus touchées, avec un taux de prévalence élevé chez les filles de 0 à 14 ans, malgré une tendance nationale à la baisse, a-t-il souligné.
M. Ndoye a rappelé que l’État du Sénégal a adopté pour la première fois une stratégie nationale multisectorielle de lutte contre les MGF, alignée sur l’Agenda 2030 des Objectifs de développement durable.
”Cette stratégie intègre la déclaration publique comme un levier essentiel, mais insiste sur la nécessité d’un dispositif de suivi post‑déclaration. Celui‑ci inclut des fiches d’engagement devant l’autorité administrative et l’implication des services techniques, des autorités locales, des jeunes, des femmes et des acteurs de la communication pour assurer un véritable changement générationnel”, a-t-il dit.
Au terme de ces deux jours, les participants ont réaffirmé leur volonté de travailler en synergie afin de transformer les engagements en réalités durables et protéger les filles contre une pratique qui compromet leur santé, leur dignité et leur avenir.

OB/HB/ASB/MTN
