Bassirou Diomaye Faye : “Nous ne devons pas être dans une obsession électorale permanente”
Bassirou Diomaye Faye : “Nous ne devons pas être dans une obsession électorale permanente”

SÉNÉGAL-POLITIQUE-ELECTIONS

Dakar, 24 sept (APS) – Le Président Bassirou Diomaye Faye a déclaré, dans un entretien avec Rfi et France 24, ne pas souhaiter que le pays soit plongé dans une “obsession électorale permanente”, en parlant de la tenue des élections territoriales réclamées par l’opposition et la société civile.

“[…] il n’y a rien qui [soit] urgent, en réalité. Et je ne voudrais pas que nous soyons dans l’obsession électorale permanente alors que nous avons quelque chose qui doit aujourd’hui nous préoccuper fondamentalement”, a-t-il dit en répondant à une question sur un éventuel report des élections territoriales.

Il a fait état de sa “préoccupation” de voir le Sénégal obtenir la confirmation d’un nouveau programme par le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) et la restauration de la confiance des partenaires financiers et des investisseurs.

Lors de cette entrevue avec les deux médias publics français, à New-York où il séjourne dans le cadre de l’Assemblée générale des Nations unies, il a renvoyé aux décisions de la Cour suprême, saisie par des organisations politiques et de la société civile.

“La Cour [suprême] a considéré qu’au regard des dispositions légales, que les élections locales peuvent être organisées jusqu’à la fin de l’année 2027”, a dit le Président Faye, en rappelant les décisions de la haute juridiction sur la fixation de la date des élections.

Le président de la République a souligné que “rien ne [le] contraint à parler ou à fixer la date des élections en ce moment”, assurant que s’il devrait y avoir de report, “ce serait dans le cadre d’un consensus”, rappelant son “attachement au dialogue” et son “sens de la concertation”.

Saisie d’un référé-liberté en août dernier par le Front pour la défense de la démocratie et de la République (FDR), la Cour suprême a estimé que le fait que le décret fixant la date des élections municipales et départementales n’ait pas encore été pris “ne compromet pas, en l’état actuel du droit et des faits, l’organisation de celles-ci”.

De même, en rejetant le recours en référé du Collectif Nioo Lank au mois d’août dernier, la Cour suprême a rappelé que si le Code électoral prévoit la fixation de la date des élections par décret, il n’impose cependant aucun délai couperet d’édiction à l’autorité administrative compétente.

HK/MTN