SENEGAL-MONDE-DIPLOMATIE
Dakar, 24 sept (APS) – Le président Bassirou Diomaye Faye a défendu jeudi à New York la vision sénégalaise d’un monde fondé sur la paix, la justice, la dignité et la fraternité humaine.
‘’Au moment où notre organisation cherche à rétablir la confiance, le Sénégal continue de croire à la vision d’un monde fondé sur la paix, la justice, la dignité de chacun et la fraternité humaine’’, a-t-il notamment déclaré à la tribune des Nations unies.
Prenant la parole lors du débat général de la 81e session de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies, le chef de l’Etat sénégalais a martelé que le monde n’avait pas besoin de postures unilatéralistes, mais plutôt d’un multilatéralisme plus juste, plus inclusif et plus efficace.
Le monde a davantage besoin de construire des ponts plutôt que des murs, d’un dialogue plutôt que de la confrontation, de la coopération plutôt que de l’isolement, du dialogue plutôt que la confrontation, de la coopération plutôt que l’isolement, du droit plutôt que la force, a laissé entendre Bassirou Diomaye Faye.
Il a en même temps évoqué les défis liés à la vie de l’ONU, parlant d’une situation financière préoccupante qui affecte sa capacité opérationnelle tout en nourrissant des interrogations sur son efficacité.
Le président Faye a cité le cas pour les opérations de paix, et les retards considérables dans la réalisation des objectifs de développement durable. Autant de difficultés pouvant, selon lui, convaincre certains de considérer le multilatéralisme comme un modèle dépassé et d’agir en marge des mécanismes communs.
‘’Le Sénégal ne partage pas cette vision. Au contraire, c’est précisément parce que le monde traverse une accumulation de crises sans précédent que nous avons besoin d’une Organisation des Nations Unies plus forte, plus représentative et plus efficace’’, a fait valoir le dirigeant sénégalais.
A ses yeux, il ne devrait pas être possible de régler les crises en fragmentant davantage le système multilatéral.
‘’Nous ne construirons pas la paix dans une logique de rapports de force. Nous ne garantirons pas un ordre international juste en substituant la force au droit. Ce serait mettre en péril la raison d’être principale de l’Organisation : le dialogue, la prévention des conflits, le règlement pacifique des différends, la coopération et le respect du droit international’’, a-t-il dit.
Il est d’avis que l’initiative ONU 80 offre une opportunité historique d’engager les transformations structurelles et normatives nécessaires, estimant toutefois que la réforme des Nations unies de devrait pas se traduire par une réduction de son ambition.
Dans le cadre de cette réforme, le chef de l’Etat sénégalais, estime qu’il serait opportun de rendre l’ONU “moins bureaucratique dans son fonctionnement, plus agile dans l’action, plus efficace dans ses dépenses, et mieux articulée entre le siège et le terrain pour mieux servir les peuples qu’elle représente”.
Il a réitéré le soutien du Sénégal à une telle dynamique, faisant valoir la construction, sur ses ressources propres, de la Maison des Nations Unies sur la nouvelle ville de Diamniadio, à une trentaine de kilomètres de Dakar.
‘’Cette plateforme équipée des dernières technologies, accueillera sur un même site l’ensemble des entités du système des Nations Unies, favorisant ainsi davantage de cohérence et d’efficacité’’, a-t-il rappelé.
Le président de la République du Sénégal n’a pas manqué de signaler qu’une organisation plus forte suppose aussi que ses États membres respectent leurs engagements financiers au titre de leurs contributions statutaires.
AKS/SMD
