SENEGAL-ECONOMIE-ENDETTEMENT
Dakar, 11 mai (APS) –Le président de l’Assemblée nationale Malick Ndiaye a loué lundi à Dakar la nouvelle stratégie sénégalaise de gestion à moyen terme de la dette, articulée autour de l’amélioration du profit des créances, de la maîtrise des refinancements, de la réduction des vulnérabilités, de la diversification des sources de financement et d’un renforcement de la prévisibilité des charges futures.
‘’La stratégie de gestion de la dette à moyen terme engagée par le Sénégal doit permettre d’améliorer le profil de la dette, de maîtriser les refinancements, de réduire les vulnérabilités liées aux taux d’intérêt et aux devises, de diversifier les ressources de financement et de renforcer la prévisibilité des charges futures’’, a-t-il notamment.
Intervenant à l’ouverture d’une rencontre d’experts sur la crise d’endettement du Sénégal dans une perspective globale, le président de l’institution parlementaire a mis en garde contre une gestion de la dette dans l’urgence. ‘’Elle doit être pilotée avec méthode, transparence et anticipation’’, a-t-il dit expliqué.
Malick Ndiaye estime que cela suppose ‘’une meilleure centralisation de l’information, un suivi rigoureux des engagements directs et contingents, un encadrement plus strict des garanties, une attention particulière au niveau partenariats publics privés et une meilleure articulation entre les besoins de financement de l’État et la programmation budgétaire pluriannuelle’’.
Il a indiqué que ”la réforme des finances publiques ne peut donc pas se limiter à réduire les dépenses ; elle doit [plutôt] transformer la manière de décider, d’autoriser, d’exécuter, de contrôler et d’évaluer’’, fait-t-il valoir
Pour Malick Ndiaye, le Sénégal est résolument engagé dans cette voie qui lui permettra à terme d’’assainir les finances publiques, de renforcer la mobilisation des ressources internes, les dépenses, d’améliorer la qualité de l’investissement public, de mieux encadrer les risques budgétaires et de restaurer progressivement les économies, les macro-économies”.
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