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Dakar, 1er mai (APS) – Le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) a offert au ministère de la Santé et de l’Hygiène publique (MSHP) une clinique mobile d’une valeur de 126 606 480 de francs CFA, devant permettre de renforcer l’offre de services en santé de la reproduction, santé maternelle et néonatale et la prise en charge des survivantes de violences basées sur le genre (VBG), notamment dans la région de Matam, a appris l’APS de son directeur exécutif adjoint, en charge du Management.
Financée à hauteur de 126 606 480 FCFA, cette clinique mobile est le fruit d’une collaboration entre l’UNFPA, le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) et le Fonds des Nations unies pour les femmes (ONU Femmes), a dit Andrew Saberton, directeur exécutif adjoint de l’UNFPA, l’agence directrice des Nations Unies en charge des questions de santé sexuelle et reproductive.
Il prenait part, le jeudi 30 avril, au siège du ministère de la Santé, à la cérémonie de remise symbolique de la clinique mobile tout terrain destinée à améliorer l’accès aux services de santé essentiels pour les femmes et les filles dans les zones les plus enclavées du pays.
‘’La clinique mobile va apporter du soutien médical et sanitaire nécessaire à des endroits les plus éloignés du Sénégal, à des communautés qui n’avaient pas d’accès à des centres médicaux’’, a-t-il souligné.
”Il y a des zones, au Sénégal, qui sont difficiles d’accès, cette clinique va permettre à ces populations d’avoir accès à des soins de santé de qualité, comme si elles devaient recevoir ces soins de santé dans des hôpitaux ou des centres de santé fixes. C’est le but de cette clinique mobile’’, a expliqué M. Saberton, soulignant la possibilité, pour les femmes, d’avoir des accouchements “en toute sécurité” et des soins de santé “en toute sécurité”.
Le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ibrahima Sy, a rappelé que la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile est un “défi énorme” pour le gouvernement du Sénégal, soulignant qu’elle a été érigée “en priorité absolue”
Il a ajouté que cette question de mortalité est beaucoup plus aiguë dans certaines zones, comme le Ferlo, Tambacounda, Kédougou ou Matam.
‘’C’est tout le sens de cette clinique mobile qui servira de dispositif sous forme de stratégies médicales avancées, qui aura des gynécologues, des sages-femmes et infirmiers avec un agenda bien déterminé, et qui vont aller à la rencontre de ces femmes qui ont besoin de ces services-là pour les aider à avoir des grossesses et accouchements sécurisés’’, a fait valoir le ministre.
M. Sy a ajouté que ces personnels pourront orienter souvent les grossesses à risque vers des structures de santé adaptées pour pouvoir les prendre en charge.
Le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique a aussi indiqué que ‘’ces camions mobiles sont un moyen de lutter contre les déserts médicaux”, espérant que ce premier va constituer, pour son département, “un projet qui aura des retombées très bénéfiques pour les populations et un impact’’.
‘’Il s’agit d’une innovation, même s’il a existé dans d’autres pays’’, s’est réjoui Ibrahima Sy.
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