SENEGAL-TRAVAIL-MEDIAS
Dakar, 2 mai (APS) – Le Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (SYNPICS) a présenté au président de la République, vendredi 1er mai, à Dakar, une série de revendications destinées à réformer profondément le secteur de la presse.
‘’Nous ne venons pas quémander des privilèges. Nous venons rappeler des principes : la vérité, la dignité, la justice et le rôle irremplaçable d’une presse libre, pour la vitalité de notre démocratie. Quand nos rédactions s’affaiblissent, c’est la République qui perd sa capacité à se regarder, à se corriger et à progresser’’, a dit Cissé en remettant les revendications des professionnels des médias au chef de l’État.
Il participait à la traditionnelle remise des ‘’doléances’’ des organisations syndicales au président de la République, à l’occasion de la Journée internationale des travailleurs.
Le paiement des dettes contractées auprès des entreprises de presse du secteur public et ‘’la mise en place d’un fonds de régularisation assorti d’un calendrier de paiement contraignant’’ font partie des principales revendications du SYNPICS.
Son secrétaire général plaide pour ‘’une refonte du modèle économique des médias’’, dans le but de l’adapter aux exigences du numérique, par des mesures de soutien à la digitalisation.
Le SYNPICS réclame aussi des ‘’incitations fiscales’’ et préconise le recours à de ‘’nouveaux mécanismes de financement destinés à renforcer la viabilité des entreprises de presse’’.
Il prône une réforme de l’audiovisuel public (la RTS) et réclame des investissements pour l’équipement et le renforcement des ressources humaines de l’Agence de presse sénégalaise, du journal Le Soleil et de la RTS.
Le Syndicat des professionnels de l’information et de la communication exige la révision de la gouvernance de la Maison de la presse, pour une bonne représentation en son sein des organisations professionnelles.
Moustapha Cissé réclame la renégociation de l’accord d’entreprise de la RTS, qui, selon lui, n’est pas en mesurer de garantir un service public de qualité.
Il a dénoncé les ‘’lenteurs administratives’’ du traitement des revendications du SYNPICS par les pouvoirs publics et les patrons des entreprises de presse.
Le secrétaire général du SYNPICS a proposé la création d’un comité interministériel chargé du suivi des revendications des entreprises de presse et de leurs employés. Il a souhaité être reçu en audience par les autorités du pays.
AN/ESF

