La fête du 1er mai au menu des journaux
La fête du 1er mai au menu des journaux

SENEGAL-PRESSE-REVUE

Dakar, 2 mai (APS)- La livraison de la presse quotidienne parvenue ce samedi à l’Agence de presse sénégalaise revient largement sur la célébration de la Fête du travail, marquée par la traditionnelle cérémonie de remise des cahiers de doléances au chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, au palais de la République dans un contexte économique jugé contraignant.

À sa une, Le Soleil met en avant  ‘’actes, doléances et promesses’’. Le journal rapporte que le président de la République a réitéré la détermination de l’État à ‘’respecter ses engagements’’ après avoir reçu les préoccupations des travailleurs.

Le président Faye a salué “leur engagement dans la marche vers la souveraineté économique et invité les différentes parties impliquées dans la stabilisation du climat social à faire preuve de responsabilité”, indique le même journal.

Il donne également la parole aux centrales syndicales, qui appellent à plus de ‘’diligence’’ dans la prise en charge de leurs revendications.

Le quotidien national évoque par ailleurs une rencontre tenue la veille entre le ministre de l’Intérieur, Mouhamadou Bamba Cissé, et des acteurs politiques. Selon lui, sur 397 partis recensés, seule une vingtaine a déposé ses rapports financiers. Il a, en outre, donné des assurances quant au respect du calendrier républicain et à l’accès au fichier électoral en perspective des échéances prévues en 2027.

De son côté, WalfQuotidien affiche à sa une ‘’Diomaye sans faille’’, en rendant compte de cette cérémonie traditionnelle. Le journal souligne un ‘’contexte économique caractérisé par des contraintes budgétaires persistantes’’ et s’intéresse également aux réformes annoncées par le chef de l’État d’ici 2026 pour améliorer les conditions de travail.

Le quotidien Le Quotidien titre pour sa part  ‘’Travailleurs pas à la fête’’. Le journal relaie les déclarations du secrétaire général de la CNTS, Mody Guiro, qui affirme : ‘’nous ne pouvons plus nous engager dans des pactes dont les règles ne sont pas respectées’’.

Le secrétaire général du Synpics, Moustapha Cissé, y est également cité, soulignant : ‘’nous ne quémandons pas des privilèges’’. La publication revient aussi sur la réforme annoncée des codes du travail et de la sécurité sociale.

L’Observateur parle d’un ‘’mai piquant au palais’’, en levant le voile sur les tensions relevées autour de cette célébration, avec notamment un pouvoir d’achat en berne, des licenciements contestés, des dettes impayées et une crise dans le secteur des médias.

Le journal évoque également les échanges entre le chef de l’État et les centrales syndicales, marqués par des rappels sur les contraintes budgétaires et les obligations sociales et fiscales des employeurs.

L’AS met en exergue les préoccupations liées à l’emploi, en rapportant des propos de Mody Guiro selon lesquels  ‘’les trois milliards de dettes au BTP ont entraîné la perte de 200 mille emplois’’.

Dans le même journal, Yvette Keita de l’UNSAS estime que  ‘’la souveraineté économique ne peut se bâtir sur la précarité sociale’’.

SMD