SENEGAL-COLLECTIVITE-DROIT
Tambacounda, 23 juil (APS) – Quelque 180 parajuristes ou assistants juridiques et relais communautaires participent, depuis le 18 juillet et jusqu’au 28 juillet, à une série de six ateliers de formation organisés dans les départements de Koumpentoum, Goudiry et Tambacounda, à l’initiative de l’Association des juristes sénégalaise (AJS), a appris l’APS.
”Dans chacun des trois départements, l’AJS forme 60 parajuristes. Donc, au total, 180 parajuristes vont bénéficier de cette formation dans la région de Tambacounda pour après devenir des relais communautaires de la boutique de droit de Kédougou”, a déclaré Marième Diarra Traoré, membre de l’AJS et responsable de la boutique de droit de Kédougou.
L’ouverture de la session de formation des parajuristes et relais communautaires du département de Tambacounda s’est déroulée ce jeudi 23 juillet dans les locaux de la Maison de la femme de Tambacounda en présence du préfet du département, Alioune Badara Mbengue.
Elle a réuni les services techniques déconcentrés et les acteurs communautaires issus notamment des organisations communautaires, des associations de femmes et de jeunes, des comités de veille et d’alerte, des Conseils consultatifs de la jeunesse, des associations de conducteurs de motos ”Jakarta” et d’autres acteurs locaux engagés dans la promotion des droits humains et la prévention des conflits.
Placée sous le thème ‘’Renforcement de la résilience des populations et des acteurs dans les régions de Kédougou et de Tambacounda face aux menaces de l’extrémisme violent’’, cette initiative compte répondre aux défis persistants auxquels font face les communautés du Sénégal oriental.
Elle vise à renforcer les capacités d’acteurs communautaires de proximité afin qu’ils puissent contribuer à une meilleure protection des droits, à la prévention des conflits et au renforcement de la cohésion sociale, selon les organisateurs.

“Ces acteurs seront formés sur différentes thématiques : les droits humains, les violences basées sur le genre, les mécanismes de prévention, de prise en charge et de recours, les procédures d’état civil et l’accompagnement des populations”, a précisé Marième Diarra Traoré.
”Les droits des femmes en matière de foncier, la prévention de l’extrémisme violent et la promotion de la cohésion sociale font partie également des thématiques qui seront abordées lors de la formation”, a-t-elle ajouté.
D’après termes de référence, les formations permettront de renforcer les connaissances et les compétences des participants afin qu’ils puissent également informer, sensibiliser, orienter et accompagner les populations vers les services compétents, notamment les boutiques de droit, les Maisons de justice, les structures judiciaires, les services de santé, les services de l’action sociale, les forces de défense et de sécurité, ainsi que les autres mécanismes de protection existants.

Cette initiative devra contribuer à la mise en place d’un réseau de parajuristes et de relais communautaires aptes à promouvoir les droits humains, prévenir les violences, orienter les populations vers les services compétents et renforcer la résilience des communautés face aux facteurs de vulnérabilité et aux risques de conflits.
Cette série de formation s’inscrit dans le cadre du projet SEN Résilience II, financé par l’Union européenne et piloté par la Fondation Konrad Adenauer Stiftung.
ABD/ABB/ASB

