La dette intérieure et ”le casse-tête” du riz local au menu
La dette intérieure et ”le casse-tête” du riz local au menu

SENEGAL-PRESSE-REVUE

Dakar, 9 juil (APS) – Plusieurs sujets font le menu de la livraison de jeudi de la la presse quotidienne, dont la question de la dette intérieure et la mévente du riz local, considérée comme un véritable “casse-tête”.

“Les entreprises du Sénégal vont devoir licencier si l’Etat ne paie pas la dette intérieure”, a alerté le président du Conseil national du patronat (CNP), Baïdy Agne, dans des propos rapportés par le journal Le Quotidien.

Selon cette publication, le président du CNP estime que “les entreprises ont assez fait preuve de responsabilité et qu’il est temps de […] payer” la dette intérieure, car les charges “sont devenues insupportables”.

M. Agne recevait la vice-présidente du gouvernement espagnol et ministre du Travail et de l’Economie sociale, Yolanda Diaz, une rencontre au cours de laquelle il a tracé “les priorités de la coopération avec l’Espagne”, selon le quotidien L’As.

A cette occasion, le président du CNP “a salué la décision du gouvernement de relancer les chantiers à l’arrêt [dans le secteur du BTP]. Face aux difficultés persistantes des entreprises sénégalaises, Baïdy Agne a également appelé l’Etat à accélérer l’apurement de la dette intérieure”, écrit L’As.

Walfquotidien fait état d’une “pression maximale sur l’Etat” au sujet de la dette intérieure. “Le secteur privé, par la voix de Baïdy Agne, prévient des risques qui planent sur les entreprises et les travailleurs à cause du non-paiement de la dette intérieure”, souligne cette publication.

“Nous restons sur notre faim [après décisions du gouvernement sur le paiement de la dette intérieure]. Nous espérons que la dernière déclaration faite en Conseil des ministres sera suivie d’effet”, a déclaré Baïdy Agne dont les propos sont relayés par Walfquotidien.

Enquête, en ce qui le concerne, ouvre son édition sur la mévente du riz local, “un casse-tête” pour les producteurs de la vallée du fleuve Sénégal qui appellent l’Etat à trouver des solutions à ce problème.

“Le riz local peine à trouver preneur alors que le Sénégal reste l’un des plus gros importateurs de riz en Afrique de l’Ouest”, un paradoxe souligné par le journal, rapportant que les producteurs “dénoncent une concurrence faussée par les subventions accordées au riz importé”.

“Malgré les annonces de récoltes records, les importations continuent d’augmenter, alimentant les interrogations sur les chiffres de la production”, ajoute le quotidien Enquête. En réaction, l’Etat suspend les importations de riz pendant un mois, annonce Le Soleil.

Réunis mercredi au ministère de l’Industrie et du Commerce, les représentants de l’Etat, des commerçants et acteurs de la filière rizicole “ont décidé de suspendre, pour une période d’un mois, la délivrance des Déclarations d’importation de produits alimentaires (DIPA), principal document autorisant les importations de riz”. Une mesure visant à faciliter l’écoulement de la production nationale.

“Suspension immédiate des importations pour un mois, indexation des futurs quotas sur l’achat du riz local et subventions massives aux rizeries : le gouvernement scelle une alliance forcée mais nécessaire entre commerçants et producteurs pour vider les stocks en souffrance et sanctuariser le marché intérieur”, relève Le Quotidien.  

BK