SENEGAL-LITTERATURE-PUBLICATION
Dakar, 9 juil (APS) – Le premier roman du médecin Edmin Diatta, intitulé “La Cirrhose de ma vie rose”, veut contribuer à lever le voile sur les blessures émotionnelles et sociétales en partant d’une approche analytique faisant ressortir les similitudes entre la vie sociale et la pratique médicale en termes de douleur, de souffrance et d’espoir.
La trame du roman est bâtie autour d’une femme résiliente, Racky Penda, qui garde espoir en la vie malgré les épreuves, la douleur, le drame, la souffrance et tant d’autres choses.
L’auteur, médecin de formation, parle aussi de la crise casamançaise, des violences féminines, de la pauvreté et de la problématique des marchands ambulants tout au long de son roman.
“En écrivant ce livre alors que je faisais ma thèse de médecine, je me suis rendu compte qu’il y a une similitude entre la médecine, ce qu’on fait au quotidien et la vie sociale. J’ai écrit alors un livre-miroir pour matérialiser cette similitude”, a expliqué Edmin Diatta.

Devant un parterre de personnalités dont les professeurs Moussa Seydi et Anne Sankalé, mercredi, lors d’une cérémonie de présentation de son ouvrage, Edmin Diatta indique avoir choisi l’image de la cirrhose, maladie grave et mortelle, pour décrire les tares de la société et du système de santé sénégalais.
Le médecin spécialisé en chirurgie plastique, reconstruction et esthétique a présenté son livre comme “une ode à la complexité de l’existence”.
Prenant part à la cérémonie, l’universitaire et infectiologue Moussa Seydi a relevé le caractère oxymorique du livre avec le terme “Cirrhose”, référence à une maladie mortelle, associé à “de ma vie rose”.
“Ce sont deux termes liés de manière paradoxale, mais qui en réalité décrivent ce qu’est la vie. Il a profité de ce livre pour décrire tous les maux de la société et indexer les responsabilités. Il a parlé des syndicats, de l’Etat, du milieu hospitalo-universitaire dans lequel il est”, a souligné le professeur Seydi, parrain de la promotion 2021 de la Faculté de médecine de l’UCAD dont est issu Edmin Diatta.
“L’auteur ne se contente pas de décrire les maux de la société, il appelle à l’action, au refus de la fatalité. C’est en cela que ce livre traduit la vie tout cours”, a encore fait valoir le chef du service des maladies infectieuses et tropicales du Centre hospitalier national universitaire de Fann.
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