SENEGAL-TRAVAIL-HUMEUR
Kolda, 24 sept (APS) – La secrétaire générale de l’Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal (UNSAS), Marie Yvette Keïta Diop, a présidé jeudi, à Kolda (sud), une assemblée de mobilisation en perspective d’une grève générale de trois jours.
Ce mouvement national, prévu les 21, 22 et 23 octobre prochains, est organisé à l’initiative du Front syndical pour la défense du travail (FSDT)
”(…). Les responsables syndicaux ont fait le déplacement pour s’adresser directement aux travailleurs, leur expliquer la situation et préparer le terrain en vue de la grève générale prévue les 21, 22 et 23 octobre”, a souligné Mme Diop.
Elle a expliqué que cette grève générale annoncée est une suite apportée à l’adoption par l’Assemblée nationale, en août dernier, de deux projets de loi concernant le Code du travail et le Code de la sécurité sociale, sans concertation préalable avec les partenaires sociaux.
”Les syndicats dénoncent notamment un nouveau Code du travail instaurant un CDD allongé à quatre ans, une mesure qui, selon eux, aggrave la précarité et restreint l’accès au CDI”, a-t-elle ajouté.
”Ils s’opposent également aux modifications touchant l’IPRES et la Caisse de sécurité sociale (CSS)”, a-t-elle encore dit, rappelant que l’État doit plus de 100 milliards de francs CFA d’arriérés de cotisations à ces institutions.
Ainsi, face à la fermeture des portes du dialogue par les autorités et à l’absence de concertation, les centrales syndicales affirment n’avoir plus d’autre choix que d’aller dans la rue pour expliquer les enjeux aux travailleurs, a-t-elle justifié.
Les centrales syndicales exigent notamment la révision des dispositions contestées, du respect du dialogue social et des conventions de l’OIT, ainsi que la baisse des prix des denrées de première nécessité, de l’eau, de l’électricité et des hydrocarbures.
MG/ASB/AB
