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Kaolack, 22 sept (APS) – La phase 1 du Programme national de développement intégré de l’élevage au Sénégal (PNDIES-P1) prévoit la réalisation de plusieurs infrastructures dans la région de Kaolack (centre), notamment des postes vétérinaires et des parcs à vaccination, a annoncé mardi son coordonnateur national, docteur Dame Sow.
”Pour Kaolack, il y a quelques infrastructures qu’on va démarrer, notamment des postes vétérinaires et des parcs à vaccination”, a-t-il déclaré lors d’une rencontre d’information sur le programme et de vulgarisation du mécanisme de gestion des plaintes (MGP).
Cette rencontre a été présidée par l’adjoint au gouverneur de Kaolack chargé du développement, Mamadou Habib Kamara, en présence d’élus locaux et d’éleveurs.
Selon docteur Dame Sow, le PNDIES est un programme d’envergure nationale qui intervient sur l’ensemble du territoire et couvre les différentes chaînes de valeur animales.
Il vise notamment à développer des chaînes de valeur climato-résilientes, créatrices d’emplois pour les jeunes et les femmes et contribuant à la souveraineté alimentaire du pays.
Le programme prévoit des interventions portant notamment sur la réalisation d’infrastructures agropastorales, parmi lesquelles des marchés à bétail, des magasins, des plateformes de services, des postes vétérinaires, des parcs à vaccination, des unités de production et de conditionnement de fourrage ainsi que des centres de production bovine.
Son coordonnateur national a expliqué que la réalisation de ces infrastructures nécessite notamment la mobilisation du foncier nécessaire, dont l’affectation relève des collectivités territoriales avec l’approbation des autorités administratives.

Il a relevé que cette question, tout comme la fourniture de biens et de services aux populations, peut être à l’origine de réclamations de la part des bénéficiaires ou des communautés concernées.
C’est dans ce contexte que le programme a mis en place un mécanisme de gestion des plaintes destiné à recueillir et à traiter les éventuels griefs liés à sa mise en œuvre.
Le dispositif repose sur des comités installés aux niveaux local, départemental et régional, permettant aux personnes concernées de porter leurs réclamations à l’attention du programme et des autorités compétentes.
”L’essentiel est de prévenir ces conflits, de les traiter s’ils surgissent et de permettre au projet d’avancer”, a expliqué Dame Sow.
Prenant la parole au cours de la rencontre, l’adjoint au gouverneur de Kaolack chargé du développement, Mamadou Habib Kamara, a relevé plusieurs contraintes qui affectent le développement durable de l’élevage.
Il a cité l’accès aux espaces pastoraux, l’alimentation du bétail, la santé animale, la valorisation des produits de l’élevage, l’accès aux marchés et les effets du changement climatique.
Il a estimé que les interventions publiques en faveur du secteur doivent s’inscrire dans une approche “intégrée, concertée et inclusive”, prenant en compte les préoccupations des différents acteurs de la chaîne de valeur.

Mamadou Habib Kamara a également insisté sur l’importance du mécanisme de gestion des plaintes, qu’il a présenté comme un outil de dialogue, de prévention des conflits, de transparence et d’amélioration de la mise en œuvre du programme.
Il a invité les populations et les acteurs locaux à s’approprier ce mécanisme, notamment les voies et moyens permettant d’exprimer leurs préoccupations, les procédures à suivre et les instances compétentes pour traiter les réclamations.
L’adjoint au gouverneur a, par ailleurs, insisté sur la nécessité d’une concertation permanente dans la région de Kaolack, où les interactions entre activités agricoles et pastorales, la mobilité du bétail, l’accès aux ressources naturelles et les questions foncières constituent des enjeux importants.
MS/BK
