Kaffrine : plus d’une centaine de chefs de village sensibilisés sur la gestion foncière
Kaffrine : plus d’une centaine de chefs de village sensibilisés sur la gestion foncière

SENEGAL-COLLECTIVITES–FONCIER

Kaffrine, 3 juil (APS) – Plus d’une centaine de chefs de village du département de Kaffrine (centre) ont bénéficié d’une formation sur les enjeux de la gestion foncière et la prévention des conflits liés à la terre, à l’issue d’une session clôturée ce vendredi dans la capitale du Ndoucoumane, a constaté l’APS.

La cérémonie de clôture de ce forum d’information et de sensibilisation initié par l’antenne sénégalaise de l’ONG Amnesty International Sénégal a été présidée par le sous-préfet de l’arrondissement de Katakel, Gormack Ndiaye.

Des chefs de village des arrondissements de Gniby et Katakel, des autorités administratives et territoriales et des services techniques intervenant dans le domaine foncier, notamment le cadastre, les impôts et domaines, l’Agence nationale de l’aménagement du territoire (ANAT) et les Eaux et Forêts, ont pris part à cette rencontre.

Représentant les services fiscaux de Kaffrine, le chef du bureau du cadastre, Victor Babacar Faye, a rappelé que la sécurisation foncière passe principalement par l’immatriculation des terres. Cette procédure, selon lui, demeure “insuffisamment connue” des populations rurales.

“L’immatriculation constitue une garantie juridique importante, mais elle reste méconnue. C’est pourquoi les services de l’Etat s’emploient, avec leurs partenaires, à vulgariser les procédures et les avantages liés à la sécurisation foncière”, a-t-il expliqué.

Saluant cette initiative d’Amnesty International Sénégal, M. Faye estime que “défendre les droits humains, c’est aussi défendre le droit à la terre”.

Selon le chargé de programme d’Amnesty International Sénégal, Mouhamadou Moustapha Diagne, se veut une réponse à la recrudescence des conflits fonciers observés dans plusieurs localités du Sénégal, notamment entre éleveurs et agriculteurs.

“Les textes existent, mais ils sont encore mal connus par les populations. L’objectif est d’outiller les chefs de village, qui jouent un rôle central dans la gestion des terres en milieu rural, afin qu’ils maîtrisent davantage la législation en vigueur”, a-t-il souligné.

Cette rencontre s’inscrit dans un projet mis en œuvre depuis près de cinq ans dans plusieurs régions du pays, en vue de promouvoir les droits économiques, sociaux et culturels, à travers une meilleure gouvernance foncière, a-t-il ajouté.

Le sous-préfet de l’arrondissement de Katakel, Gormack Ndiaye, a salué, pour sa part, la tenue de ce forum intervenant à un moment opportun, à l’approche de l’hivernage, période durant laquelle les différends fonciers sont les plus fréquents.

L’autorité administrative a relevé que les principaux litiges concernent les héritages non formalisés, l’absence de documents administratifs et les difficultés liées à certaines délibérations foncières des collectivités territoriales.

Les chefs de village ont salué la tenue de cette session de sensibilisation et se sont engagés à relayer les informations auprès des populations afin de “contribuer à une gestion plus apaisée et conforme à la législation foncière”.

CTS/ADE/ASB/SBS/BK