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Guédiawaye, 23 juin (APS) – Un projet de promotion des droits des femmes handicapées, a été officiellement lancé, mardi, à Guédiawaye (banlieue dakaroise) par l’association dénommée Comité des femmes de la Fédération sénégalaise des associations de personnes handicapées (CF/FSAPH), a constaté l’APS.
‘’L’objectif de ce projet est de renforcer les capacités des femmes handicapées, à promouvoir leurs droits économiques, sociaux et politiques, à prévenir et lutter contre les violences basées sur le genre et à favoriser leur accès aux services essentiels”, a notamment déclaré Khadidiatou Ba Ly, présidente du CF/FSAPH.
S’exprimant lors de la cérémonie de lancement dudit projet à l’hôtel de ville de Ndiarème Limamou Laye, dans le département de Guédiawaye, elle a ajouté que le projet cherche également à encourager leur participation aux instances de prise de décision et à sensibiliser les communautés sur les droits des personnes handicapées.
Mme Ly a souligné que ”la réussite de ce projet dépendra de l’implication de tous les acteurs : autorités locales, leaders religieux et coutumiers, organisations de la société civile, médias, familles et les communautés”.
”Nous devons ensemble bâtir une société plus juste où aucune femme ne sera laissée pour compte à cause de son handicap’’, a-t-elle lancé en présence des membres de la FSAPH, qui fédère vingt-huit sections féminines sur l’ensemble du territoire national, d’acteurs communautaires et de partenaires.
La présidente du CF/FSAPH a salué l’attachement des autorités administratives, territoriales, religieuses et coutumières ‘’aux valeurs de justice sociale, d’inclusion et de dignité humaine’’.
Elle a exprimé sa ‘’profonde gratitude’’ aux partenaires pour leur confiance et leur soutien constant en faveur de l’autonomisation des femmes et des filles en situation de handicap.
Khadidiatou Ba Ly a soutenu que ‘’les femmes handicapées font partie des couches les plus vulnérables de notre société” et qu’elle ”sont souvent confrontées à une triple discrimination, en raison de leur sexe, de leur handicap et parfois de leur situation économique’’.
”Elles font aussi face à de nombreux obstacles liés à l’accès à l’éducation, à l’emploi, à la santé, à la participation citoyenne, ainsi qu’à la protection contre toutes les formes de violences basées sur le genre, alors que ces femmes sont porteuses de talents, de compétences et d’un formidable potentiel de transformation sociale.”, a-t-elle ajouté.
”Elles ne demandent pas la charité, mais l’égalité des chances, le respect de leurs droits et la possibilité de contribuer pleinement au développement de leurs communautés’’, a également dit la présidente présidente du CF/FSAPH.
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