Face à la hausse du prix de la viande, Serigne Guèye Diop prône le renforcement de la production nationale
Face à la hausse du prix de la viande, Serigne Guèye Diop prône le renforcement de la production nationale

SENEGAL-SOCIETE-COMMERCE

Kaolack, 19 août (APS) – Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, a déclaré mercredi à Kaolack que la hausse du prix de la viande sur le marché s’explique par la faiblesse de la production nationale et les difficultés d’approvisionnement depuis le Mali, appelant à accroître la production locale pour réduire la dépendance du Sénégal.

”Le Sénégal ne produit pas assez de bovins, ni assez de viande pour la consommation locale”, a-t-il avoué lors d’une visite d’évaluation de l’approvisionnement des marchés de Kaolack en prélude au Gamou, prévu le 25 août prochain.

Selon lui, les difficultés actuelles de circulation entre le Sénégal et le Mali, liées notamment à l’insécurité et aux attaques visant les convois, ont fortement perturbé l’acheminement des troupeaux maliens vers le Sénégal.

”Les troupeaux qui venaient régulièrement au Sénégal ne peuvent malheureusement plus venir comme avant”, a-t-il déploré, estimant que ”cette situation a entraîné une baisse de l’offre et, par conséquent, une hausse des prix, conformément à la loi de l’offre et de la demande”.

‎Serigne Guèye Diop a rappelé que la viande n’est pas un produit dont le prix est réglementé par l’État, mais relève de la vente libre.

‎”La seule solution, c’est d’augmenter au Sénégal, notre production de viande”, a-t-il insisté, saluant les efforts engagés par les ministères de l’Agriculture, de la Souveraineté Alimentaire et de l’Élevage pour renforcer la production animale.

‎Il a indiqué que le gouvernement ambitionne de parvenir, dans les prochaines années, à une production nationale suffisante pour couvrir les besoins du pays.

”Nous importons régulièrement des centaines de milliers d’animaux pour satisfaire nos besoins, notamment à l’occasion de la Tabaski. Il faut donc que le Sénégal puisse produire suffisamment de viande pour son marché”, a-t-il réitéré.

‎‎Le ministre précise toutefois que la situation actuelle demeure ”passagère”, en raison notamment des effets positifs attendus de l’hivernage sur la disponibilité et la qualité du pâturage et, par conséquent, sur la production animale.

‎MS/AB