Des producteurs outillés en techniques de correction des sols à Matam
Des producteurs outillés en techniques de correction des sols à Matam

SENEGAL-ENVIRONNEMENT-AGRICULTURE

Matam, 20 juil (APS) – Des agriculteurs venus des plusieurs localités de la région de Matam (nord), ont entamé lundi, une formation de six jours sur les outils et techniques de correction des terres en manque de fertilité, à travers des cours théoriques et des activités pratiques, a constaté l’APS.

”Nous sommes à Matam pour une formation de six jours destinée aux acteurs du secteur agricole sur les outils et techniques de résilience. Le but est de leur outiller à pouvoir corriger des sols en manque de fertilité dans des jardins et autres périmètres agricoles”, a dit Ibrahima Diop, coordonnateur du projet African régional résilience initiative on climate education (ARRIC)

Il intervenait à l’occasion de l’ouverture officielle d’une cession de formation, en partenariat avec le Bureau régional à la sécurité alimentaire.

M. Diop précise que les techniques vont permettre aux producteurs de ”redonner de la force aux sols”, afin de pouvoir utiliser de manière rationnelle l’eau, et de favoriser de bons rendements à la fin des récoltes.

Pour cela, a-t-il ajouté, ils devront utiliser le ”Zaï, la demi-lune, le plancher”, qui sont des techniques d’éponge pour renforcer les sols et la biodiversité. Selon lui, tout cela peut contribuer à mettre en place une plateforme compostière et des biofertilisants.

Des producteurs outillés en techniques de correction des sols à Matam

De son côté, le point focal du projet ARRICE, Mahfouz Baldé a fait savoir que l’activité entre aussi dans le cadre de l’adaptation aux changements climatiques, soutenant que la région est frappée de plein fouet par les effets de ce phénomène.

C’est dans ce sens que Matam a été choisie pour bénéficier de ce projet comme cinq autres départements du Sénégal.

Cette formation constitue, selon M. Baldé, le lancement des activités phares devant être menées dans la région de Matam.

”En termes de résultats, nous attendons des producteurs de l’engagement et de la vigilance, tout en étant des relais du projet pour qu’ils puissent diffuser les modules dans leurs localités respectives. Il est attendu aussi d’eux un changement de comportement et de modes culturales”, a dit M. Baldé, par ailleurs chef du Bureau régional à la sécurité alimentaire à Matam.

Apres une phase de pratique qui va durer deux jours, le volet théorique va démarrer à partir de mercredi pour une durée de quatre jours, à Nawel, sur un site de deux hectares où sont déjà aménagés des périmètres maraîchers et arboricoles.

AT/ASB/MTN