Vie chère : le gouvernement veut passer des mesures d’urgence à des réformes structurelles profondes
Vie chère : le gouvernement veut passer des mesures d’urgence à des réformes structurelles profondes

SENEGAL-CONSOMMATION-REGULATION

 

Dakar, 10 sept (APS) – Le secrétaire général du ministère de l’Industrie et du Commerce, Seydina Aboubacar Sadikh Ndiaye, a réaffirmé, jeudi, à Dakar, la volonté du gouvernement sénégalais de basculer définitivement d’une simple gestion de la conjoncture liée à la vie chère vers des réformes structurelles profondes.

“En ouvrant les concertations nationales, les autorités ont clairement affiché leur ambition de dépasser les simples mesures d’urgence pour bâtir une régulation des prix audacieuse, pragmatique et durable”, a déclaré M. Ndiaye.

S’exprimant au cours de la cérémonie de lancement des concertations nationales sur la vie chère, il a indiqué que les tensions sur les prix de certains produits et services essentiels comme la viande, les légumes, le poisson et le loyer ”pèsent lourdement sur le pouvoir d’achat des ménages”.

Face aux tensions inflationnistes qui pèsent sur les ménages, notamment sur la viande, les légumes, le poisson et le loyer, l’exécutif refuse les “solutions de circonstance”, a souligné le secrétaire général du ministère de l’Industrie et du Commerce.

Il rappelle que les produits dont les prix ont été homologués par l’État sont restés stables ou ont baissé depuis la période de référence de 2024.

“L’enjeu actuel est d’étendre cette stabilité aux secteurs qui échappent encore au contrôle direct de l’État, en s’attaquant directement aux causes structurelles de l’inflation plutôt qu’à ses simples symptômes”, a-t-il fait remarquer.

Seydina Aboubacar Sadikh Ndiaye indique que pour réussir cette transformation économique et sociale, le gouvernement mise pleinement sur “l’intelligence collective et la responsabilité de toutes les forces vives de la nation”.

Il a appelé directement le secteur privé et les commerçants “au patriotisme économique”, afin de “bannir” la spéculation et de “garantir” la viabilité des circuits de production.

M. Ndiaye a aussi exhorté les associations de consommateurs à apporter “un regard critique constructif”, veillant à ce que les mesures adoptées aient “un impact réel et immédiat” sur le quotidien des foyers.

L’autorité a invité les experts et les partenaires techniques à se mobiliser pour fournir “des analyses scientifiques rigoureuses”, jugées indispensables pour traiter efficacement les dysfonctionnements de fond du marché.

CS/BK