Vers une réforme du Code minier pour une meilleure valorisation des ressources (ministre)
Vers une réforme du Code minier pour une meilleure valorisation des ressources (ministre)

SENEGAL-ECONOMIE

Mbour, 24 sept (APS) – Le Sénégal travaille à une réforme de son Code minier afin de renforcer la valorisation de ses ressources, d’accroître la participation du secteur privé national et d’’asseoir progressivement une souveraineté sur les ressources minières, a indiqué, jeudi, le ministre des Mines et de la Géologie, Cheikhou Oumar Seck.

Intervenant lors d’un atelier consacré au partage du projet de loi portant Code minier à Saly (Mbour), il a indiqué que cette rencontre s’inscrit dans une initiative visant “faire connaître le projet de code minier.”

Selon lui, cette réforme, engagée depuis près de deux ans, a été élaborée avec les différentes parties prenantes du secteur.

L’atelier ainsi organisé doit notamment permettre de partager et de divulguer le projet de Code minier ainsi que les axes de la réforme, mais aussi de recueillir de manière définitive les observations et les contributions des différentes parties prenantes, afin de pouvoir passer à l’étape suivante, à savoir sa présentation devant la représentation nationale.

Il a souligné que la réforme vise à faire évoluer la législation minière au regard des transformations intervenues dans le secteur.

Cheikhou Oumar Seck a rappelé que les Codes de 1988 et 2003 avaient notamment permis d’attirer les investisseurs et de moderniser le cadre juridique, tandis que celui de 2016 avait renforcé la participation de l’État et introduit plusieurs mécanismes, notamment des fonds dédiés.

“Malheureusement, au moment où nous parlons, il y a beaucoup de ces dispositifs qui n’ont pas été appliqués”, a-t-il relevé, insistant également sur la nécessité de sortir d’une industrie principalement tournée vers l’extraction et l’exportation des ressources.

“Ce que nous voulons, c’est valoriser davantage nos ressources minières. Nous voulons qu’il y ait une meilleure transformation de nos ressources”, a-t-il dit.

Il a ajouté que le nouveau cadre devrait favoriser une implication accrue du secteur privé national dans les différentes chaînes de valeur minières et permettre au Sénégal de tirer davantage profit de ses ressources, notamment dans le contexte de la transition écologique et de l’intérêt croissant pour les minéraux critiques.

Le ministre a toutefois évoqué plusieurs défis, se rapportant notamment au  financement des projets miniers, aux infrastructures et à l’énergie.

Selon lui, le tissu bancaire national et régional n’était pas encore suffisamment adapté au financement de projets miniers nécessitant d’importants capitaux.

Il a, dans ce contexte, appelé les associations professionnelles de banques et la Bourse régionale des valeurs mobilières à davantage s’intéresser au financement du secteur.

S’agissant de l’énergie, il estime que son coût constitue encore “le maillon faible” de la compétitivité industrielle du Sénégal, notamment pour la transformation des ressources minières, tout en fondant des espoirs sur le projet “gas-to-industry”, afin de permettre aux industriels d’accéder à une énergie plus compétitive.

DS/HB/BK