SENEGAL-SOCIETE-STRATEGIE
Dakar, 21 mai (APS) – Le gouvernement du Sénégal travaille à la validation de son Mécanisme national d’orientation (MNO) sur les migrations, élaboré avec le concours de plus de cinquante institutions, a annoncé le responsable migration et développement à la direction générale d’appui aux Sénégalais de l’extérieur (DGASE), Amath Diop.
“Le processus de mise en place du cadre du MNO a vu la participation de plus de 50 institutions, structures, organisations”, a déclaré M. Diop à l’ouverture d’un atelier d’échanges multi-acteurs consacré aux enjeux migratoires.
S’exprimant au nom de la direction générale d’appui aux Sénégalais de l’extérieur (DGASE) du ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, il a expliqué que les documents du mécanisme “sont remis au secrétaire d’État chargé des Sénégalais de l’extérieur, qui va procéder à la validation institutionnelle et politique, de concert avec les autres acteurs impliqués”.
Initié par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), ce mécanisme ambitionne de “combler les lacunes constatées dans l’opérationnalisation des politiques migratoires”, indique-t-on.
Il se propose de renforcer les cadres de concertation déjà mis en place dans les territoires, associant autorités administratives, élus locaux, dispositifs techniques et financiers, organisations de la société civile et migrants de retour, a indiqué le responsable migration et développement à la direction générale d’appui aux Sénégalais de l’extérieur.
La DGASE, présentée comme le bras technique du ministère de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur sur les questions migratoires, a installé des bureaux d’accueil, d’orientation et de suivi dans les quatorze régions du pays, entre 2018 et 2023, avec le concours de l’Union européenne et de l’Agence espagnole de coopération pour le développement (AECID), selon Amath Diop.
Ces structures encadrent les projets des migrants, accompagnent l’insertion des jeunes et des femmes et facilitent une réintégration durable des migrants de retour, a-t-il martelé.
L’atelier a également porté sur la territorialisation des politiques migratoires, désormais conçue comme un enjeu se jouant à l’échelle locale (communes, quartiers, bassins d’emploi et territoires ruraux).
Les participants ont également planché sur la question de la migration féminine et la situation des femmes réfugiées et demandeuses d’asile, une situation impliquant des dimensions aux plans “social, juridique, économique et sanitaire”, au-delà du seul registre humanitaire, a relevé M. Diop.
Il a ainsi plaidé pour une approche sensible au genre, reconnaissant que ces femmes affrontent des obstacles spécifiques liés à leur condition, et pour une démarche fondée sur l’écoute, le respect et la participation des premières concernées.
Le représentant de la DGASE assure toutefois que l’État du Sénégal est “plus que jamais disposé à travailler avec la société civile”, réaffirmant l’engagement des pouvoirs publics à étudier “minutieusement” les recommandations issues de cette rencontre.
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