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Dakar, 10 fév (APS)- Le Sénégal envisage de généraliser la Stratégie de l’intégration des services de santé reproductive, maternelle, néonatale et infantile (SRMNI) de la Planification familiale du postpartum (PFPP) au niveau des 79 districts sanitaires du pays en 2026 en vue d’atteindre les Objectifs de développement durable (ODD), a déclaré mardi le directeur de la Santé de la mère et de l’enfant, Amadou Doucouré.
‘’En 2025, nous [étions] à 52 districts [bénéficiaires de la stratégie de l’intégration des services de santé reproductive, maternelle, néonatale et infantile]. Et si tout va bien, nous allons atteindre l’ensemble des 79 districts en 2026, d’ici décembre 2026″, a-t-il dit.
Il a indiqué que le Sénégal travaille dans ce sens, conformément aux Objectifs de développement durable à l’horizon 2030.
Le directeur de la Santé de la mère et de l’enfant prenait part à la Sixième Réunion régionale annuelle de la communauté de pratique spécialisée dans l’intégration de la planification familiale post-partum qui regroupe 15 pays et plus de 80 participants.
Le thème de cette année est “L’intégration de la planification familiale du postpartum à la santé maternelle, néo-natale, infantile, en vue de l’atteinte des objectifs de développement durable”.
Cette réunion a pour objet de partager les bonnes pratiques entre les pays, en termes de stratégie de l’intégration du postpartum, de la planification familiale du postpartum à la santé maternelle, néo-natale, infantile et à la nutrition.
La rencontre vise aussi mais aussi à avoir les possibilités de mutualiser les efforts en élaborant notamment une feuille de route régionale pour la mettre en œuvre en vue de l’atteinte des ODD.
Il s’agit, selon Amadou Doucouré, de faire en sorte que ‘’la mortalité maternelle soit en dessous de 70 pour 100 000 naissances vivantes, la mortalité néo-natale à 12 pour 1 000 naissances vivantes, et la mortalité infantile et juvénile à 25 pour 1 000 naissances vivantes’’.
Il a souligné que les facteurs contribuant à ces décès sont “nombreux et comprennent la pénurie de personnel de santé qualifié”, avec un faible taux d’accouchements assistés par le personnel qualifié (65 %), ainsi que l’accès et la couverture en soins essentiels et la qualité des soins offerts.
L’intégration des services de Santé reproductive, maternelle, néonatale et infantile de planification familiale post-partum et de nutrition s’est imposée comme une “approche pertinente, efficace et désormais incontournable pour répondre aux besoins’’, assurent les spécialistes.
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