SENEGAL-SANTE
Dakar, 3 sept (APS) – ‘’Santé intégrée’’, une organisation non gouvernementale internationale militant pour l’accès universel aux soins de santé primaires et communautaires en Afrique de l’Ouest, souhaite mettre son expérience au service du Sénégal, a-t-on appris jeudi de sa présidente-directrice générale.
‘’Nous apportons notre expérience du renforcement des soins de santé primaires et communautaires, notre capacité à tester et à mesurer des approches et les apprentissages développés avec les gouvernements du Togo et de la Guinée’’, a déclaré Emily Bensen sa présidente directrice générale.
Elle prenait part à un atelier de restitution des résultats de prospection et de validation du Plan d’expansion de la santé intégrée au Sénégal.
‘’Santé Intégrée’’ s’est implémentée au Togo et en Guinée et prévoit, dans le cadre de son plan stratégique 2023-2028, étendre son intervention au Sénégal.
‘’Le Sénégal constitue une nouvelle perspective pour la mise à l’échelle de modèles développés dans le domaine des soins de santé primaires intégrés’’, a fait savoir Mme Bensen.
Selon elle, l’organisation qu’elle dirige veut surtout identifier les domaines dans lesquels son expérience peut renforcer les initiatives existantes, les partenaires susceptibles d’accélérer les progrès et les moyens de contribuer aux priorités définies par le gouvernement sénégalais.
‘’Santé Intégrée’’ aimerait notamment construire des partenariats permettant à davantage de femmes et d’enfants d’accéder durablement à des soins de santé de qualité, tout en produisant de nouveaux apprentissages à partir de l’expérience sénégalaise.

Pour la directrice de cabinet du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ndeye Maguatte Ndiaye, cette démarche doit rester alignée sur les orientations et priorités nationales en matière de santé.
Elle a souligné que l’action du ministère vise notamment la promotion de soins de santé primaires de qualité et la protection financière des populations face aux risques de maladie.
Elle a insisté sur la nécessité d’une action concertée et cohérente avec les politiques de santé et les réformes en cours, afin de favoriser la complémentarité entre les initiatives, optimiser les ressources et éviter les duplications dans la mise en œuvre de la stratégie nationale de transformation du système de santé 2025-2034.
Pour les différents acteurs réunis autour de cette initiative, l’enjeu est notamment de rapprocher davantage les soins des populations, particulièrement dans les zones rurales et périurbaines, tout en améliorant la qualité et la continuité des services.

Venu représenter l’Union nationale des élus locaux (UAEL), Massiré Souané a, de son côté, insisté sur l’importance de l’ancrage territorial de la réforme de la santé communautaire.
‘’Cette transformation ne pourra pas se faire sans les terroirs’’, a-t-il affirmé, estimant que les collectivités territoriales doivent disposer de solutions durables adaptées aux réalités de chaque territoire.
Il a souligné le lien étroit entre décentralisation et santé communautaire, appelant à une implication accrue des élus dans la planification, la mise en œuvre et le suivi des interventions sanitaires.
L’UAEL s’engage ainsi, selon lui, à favoriser l’ancrage territorial des interventions en mobilisant les exécutifs locaux autour des projets.
NSS/ABB
