SENEGAL-SANTE-FORMATION
Dakar, 3 sept (APS) – Vingt sages-femmes originaires de plusieurs régions du Sénégal ont reçu, jeudi, à Dakar, leurs attestations de fin de formation en Echographie obstétricale d’urgence (ECOBSU) organisée par le Centre de formation, de recherche et de plaidoyer en santé de la reproduction (CEFOREP), a constaté l’APS.
Ce programme de trois mois, qui en est cette année à sa 21e promotion, s’est déroulé du 2 juin au 2 septembre. Il est mené en collaboration avec le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, à travers les directions régionales de la Santé de Dakar, Fatick, Kédougou, Kolda, Louga, Saint-Louis, Sédhiou, Tambacounda, Thiès et Ziguinchor.

Cette formation continue vise à renforcer les compétences des prestataires de santé dans le cadre des efforts de réduction de la mortalité maternelle et néonatale, notamment dans les zones reculées du pays, ont fait savoir ses initiateurs.
‘’L’ECOBSU vise à permettre aux sages-femmes de disposer de compétences supplémentaires pour mieux prendre en charge les femmes enceintes confrontées à des urgences’’, a notamment dit le responsable de la formation au niveau du Service de formation et de recherche en gynécologie-obstétrique (SFRF).
La formation comprend une phase théorique, organisée sous forme de cours et de séminaires, suivie d’une phase pratique dans différents établissements sanitaires, avec un encadrement d’au moins trois mois, a expliqué Dr Mohamed Sène, gynécologue-obstétricien.

Bénéficiaire de la formation, Fatou Diaw, sage-femme au poste de santé de Bagadadji, dans le district sanitaire de Kolda, a salué ‘’une formation répondant aux besoins quotidiens des agents de santé exerçant dans les zones éloignées’’.
Selon elle, cette formation va leur permettre ‘’de bien mener le travail de sage-femme dans les postes de santé’’.
De son côté, la cheffe du service Capital humain, Genre et Jeunesse du Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (PUMA), partenaire de l’initiative, a mis en avant les retombées positives de cette initiative dans les zones frontalières.
‘’Nous avons voulu collaborer avec le SFRF pour le renforcement des capacités de ces sages-femmes-là dans les zones frontalières, afin d’y amener des soins de meilleure qualité’’, a notamment indiqué Fatou Diouf Dia.
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