MONDE-SENEGAL-HYDRAULIQUE
Dakar, 27 jan (APS) – La ministre déléguée française chargée de la Francophonie et des Partenariats internationaux, Eléonore Caroit, a souligné, mardi, à Diamniadio, la nécessité de promouvoir une politique globale de la gestion de l’eau.
“On ne peut pas penser de manière différente et différencier tous les secteurs de développement, si on n’a pas une politique globale sur l’eau”, a-t-elle indiqué lors d’une session dédiée aux investissements dans le secteur de l’eau.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la réunion préparatoire de haut niveau de la Conférence des Nations Unies sur l’eau.
“S’il y a un message que j’aimerais vous transmettre aujourd’hui, c’est de réfléchir différemment, réfléchir de manière globale sur la question de l’eau et aller vers des politiques intégrées pour l’eau”, a-t-elle souligné.
Elle a rappelé que 410 milliards d’hectares de zones humides avaient disparu depuis 1970, alors que plus de la moitié des grands lacs mondiaux avaient décliné depuis 1998.
“Il est temps que tout le monde prenne conscience de l’importance de ce sujet”, a dit Eléonore Caroit, chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger, insistant sur le caractère essentiel des travaux en cours au Centre de conférence Abdou Diouf de Diamniadio (CICAD).
Elle a notamment salué la capacité du Sénégal à développer des solutions visant à assurer “une sécurité hydrique”.
“Les coopérations que le pays a menées, par exemple sur les bassins transfrontaliers, nous prouvent que face au défi de l’eau, nous devons répondre de manière multilatérale. Nous ne pouvons pas réagir en solo ou de manière nationale, car ça ne marche pas !”, a martelé la ministre, en faisant observer que tous les secteurs économiques sont tributaires des évolutions du cycle mondial de l’eau.
Selon Eléonore Caroit, d’ici 2050, le PIB des États pourrait diminuer de 8 à 15%, en raison de la diminution mondiale des réserves d’eau et du manque d’accès à l’eau potable et à l’assainissement.
Malgré ce constat, l’eau fait mondialement “l’objet d’un déficit de financement et aussi d’un déficit de portage, de priorisation politique”.
“C’est aussi la raison de ces travaux que nous allons mener avec vous tous, aujourd’hui, jusqu’aux Émirats arabes unis”, a-t-elle déclaré.
La réunion préparatoire de haut niveau de la Conférence des Nations unies sur l’eau, qui prend fin ce mardi, s’est ouverte la veille au Centre international de conférence Abdou Diouf de Diamniadio (CICAD).
La conférence des Nations unies sur l’eau est prévue du 2 au 4 décembre 2026 à Abu Dhabi.
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