SENEGAL-HYDROCARBURES-LEGISLATION
Dakar, 1er oct (APS) – Le gouvernement sénégalais travaille sur une loi de programmation énergétique couvrant la période 2027-2031 et un Code général des hydrocarbures, dans le cadre des réformes destinées à moderniser la gouvernance du secteur et à mieux valoriser les ressources nationales, a annoncé, jeudi, à Dakar, le ministre de l’Énergie et du Pétrole, El Hadji Abdourahmane Diouf.
“Nous travaillons également à l’élaboration d’une loi de programmation énergétique 2027-2031”, a-t-il déclaré lors d’un petit-déjeuner de presse sur les enjeux du secteur pétrolier et des hydrocarbures.
Selon le ministre de l’Energie, cette loi va couvrir l’ensemble du secteur, de l’électricité aux grandes infrastructures énergétiques, incluant les hydrocarbures, le gaz, les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, l’accès universel à l’électricité.
La stratégie ainsi arrêté vise à inscrire “les priorités énergétiques dans une trajectoire pluriannuelle définissant clairement les objectifs, les investissements, les financements, les délais et les responsabilités”, a expliqué Abdourahmane Diouf.
“Nous ne voulons plus piloter notre politique énergétique uniquement projet par projet ou année par année”, a ajouté El Hadj Abdourahmane Diouf.
Il a également annoncé qu’un Code général des hydrocarbures était en préparation en vue d’établir un cadre cohérent couvrant toute la chaîne de valeur, de l’exploration à la commercialisation, en passant par la production, le transport, le stockage, le raffinage et la distribution.
Sur le plan institutionnel, des transformations sont également envisagées au sein des principales structures du secteur, selon le ministre de tutelle.
Senelec, la société nationale d’électricité, est aussi appelée à évoluer vers une organisation davantage structurée autour de ses différents métiers, avec des responsabilités mieux définies et une obligation accrue de performance, a indiqué M. Diouf.
PETROSEN, la Société nationale des pétroles du Sénégal, en ce qui la concerne, est destinée à évoluer “vers un véritable groupe énergétique national intégré”, capable d’intervenir progressivement sur l’ensemble de la chaîne de valeur des hydrocarbures.
Le ministre de l’Energie a par ailleurs insisté sur la rationalisation des agences du secteur, à travers la fusion de l’Agence nationale pour les énergies renouvelables (ANER) et de l’Agence pour l’économie et la maîtrise de l’énergie (AEME).
Ces réformes visent, selon le ministre, à réduire la dispersion institutionnelle, à renforcer la cohérence des interventions et à améliorer les résultats du secteur.
Il signale que le Sénégal dispose à ce jour de 113 blocs d’exploration, offshore et onshore, a rappelé M. Diouf, précisant que les autorités souhaitent intensifier l’exploration du bassin sédimentaire pour attirer de nouveaux investissements et préparer de futures découvertes.
Il a également cité le projet gazier Yakaar-Teranga, présenté comme une opportunité pour alimenter le marché domestique et soutenir le développement de la production électrique et des industries.
Les discussions et les travaux se poursuivent autour de ce projet, a-t-il précisé, soulignant que PETROSEN devra y jouer un rôle majeur et que son développement devra préserver les intérêts du Sénégal, garantir un modèle économique viable et favoriser la transformation de l’économie nationale.
Ces annonces ont été faites lors d’une rencontre avec la presse consacrée aux enjeux, réformes et perspectives du secteur de l’énergie et des hydrocarbures.
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