Une bonne politique de contenu local passe par le développement des compétences, selon un officiel
Une bonne politique de contenu local passe par le développement des compétences, selon un officiel

SENEGAL-HYDROCARBURES

Dakar, 30 juin (APS) – Le développement des compétences nationales constitue un préalable indispensable à une participation effective des Sénégalais à la chaîne de valeur des industries extractives, a soutenu, mardi, Hamidou Dathe, directeur général de la recherche et de l’innovation (DGRI) du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI).

“Si nous voulons que les Sénégalais occupent toute leur place dans la chaîne de valeurs extractives, nous devons investir dans les compétences que ce secteur réclame. Les géosciences, l’ingénierie, l’énergie, les sciences fondamentales jusqu’aux sciences appliquées, l’environnement, le droit, l’économie, les sciences naturelles, sans oublier les métiers de la transformation et de la maintenance”, a-t-il déclaré.

Il représentait le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation à l’ouverture d’une journée de réflexion organisée à Dakar, sur le thème du contenu local dans les industries extractives.

Cette rencontre a été initiée par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, de concert avec avec l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal, dans le cadre de la Journée de la Renaissance scientifique de l’Afrique.

Une bonne politique de contenu local passe par le développement des compétences, selon un officiel

Selon le directeur général de la recherche et de l’innovation, l’État du Sénégal a déjà consenti d’importants efforts pour renforcer le capital humain, à travers notamment la création de cinq écoles d’ingénieurs, neuf universités publiques, six Instituts supérieurs d’enseignement professionnel et technique (ISEPT), ainsi que plusieurs masters professionnels désormais orientés vers les métiers du pétrole, du gaz et des mines.

D’après Hamidou Dathe, ces initiatives ont été renforcées par la mise en place, depuis 2026, d’un programme budgétaire spécifiquement consacré à la recherche et à l’innovation, ainsi que par l’ouverture de 500 postes en une seule année pour consolider les ressources humaines des universités et des ISEPT.

Les ressources pétrolières, gazières et minières ne pourront devenir un véritable moteur de développement que si elles s’accompagnent d’une montée en compétences des ressources humaines, d’une recherche appliquée performante et d’un tissu d’entreprises nationales capable d’assurer la transformation locale, a-t-il fait valoir.

“Si nous exportons seulement la matière première, nous exportons aussi une partie de notre avenir. Si nous importons toutes les compétences, toutes les technologies et tous les services, nous restons spectateurs de notre propre richesse. En revanche, si nous faisons de ces ressources un moteur de formation, d’industrialisation, d’innovation et d’entrepreneuriat national, le secteur extractif deviendra un véritable levier de souveraineté”, a-t-il déclaré.

Une bonne politique de contenu local passe par le développement des compétences, selon un officiel

Moctar Touré, président de l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal, a lui aussi plaidé pour une mobilisation de la recherche, de la technologie et de l’innovation afin de faire des ressources naturelles un levier d’industrialisation, de création de valeur ajoutée et de souveraineté économique.

BAB/BK