Une baisse de 6,7 % des déclarations d’opérations financières suspectes reçues par la CENTIF en 2025
Une baisse de 6,7 % des déclarations d’opérations financières suspectes reçues par la CENTIF en 2025

SENEGAL-ECONOMIE

Dakar, 12 mai (APS) – Le nombre de déclarations d’opérations financières suspectes a baissé de 6,7 % en passant de 928 en 2024 à 866 en 2025, a-t-on appris, mardi, de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF).

La CENTIF a publié son rapport d’activités 2025, selon lequel les banques et les autres établissements financiers sont les principaux auteurs de ces déclarations. L’instance publique de traitement des informations financières affirme avoir reçu d’eux 648 déclarations, soit 74 % du total.

Les systèmes financiers décentralisés concentrent 6,7 % des déclarations d’opérations financières suspectes, les opérateurs de transfert d’argent 8,5 %, les établissements de monnaie électronique 8,6 %.

La fraude, le faux et l’usage de faux, la corruption et les infractions fiscales ont été les principales activités financières suspectes en 2025, selon le document de la CENTIF, une institution spécialisée dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

L’année dernière, 37 rapports ont été transmis par la CENTIF au Pool judicaire financier, 17 ‘’disséminations’’ soumises aux autorités compétentes, 2 235 demandes nationales d’informations traitées, 40 demandes internationales sortantes dénombrées.

Une baisse de 6,7 % des déclarations d’opérations financières suspectes reçues par la CENTIF en 2025

La secrétaire générale de la CENTIF, Khadidiatou Faye Diop

La CENTIF a traité 21 demandes internationales entrantes, concernant des opérations financières suspectes. Elle a mené 102 ‘’enquêtes financières parallèles’’.

De même a-t-elle noté une baisse des transactions en espèces, qui s’élèvent à 28 millions de francs CFA en 2025, contre 42 millions en 2024.

La secrétaire générale de la CENTIF, Khadidiatou Faye Diop, en présentant le rapport, considère la baisse des déclarations d’opérations financières suspectes comme un ‘’effet positif’’.

Le rapport qualifie de moyens les risques liés au blanchiment de capitaux et de faibles ceux qui sont relatifs au financement du terrorisme et à la prolifération des armes de destruction massive.

La CENTIF signale que la finance digitale, l’inclusion financière, le transfert d’argent, le financement participatif et le transfert rapide de fonds sont les secteurs les plus vulnérables à ce type de financement.

KM/HK/ESF