SENEGAL-SOCIETE-ALIMENTATION
Thiès, 19 août (APS) – Le programme Nutrition in City Ecosystems (NICE) a entamé, mercredi à Thiès, deux jours d’atelier de mise en réseau, à l’intention de 29 acteurs de la société civile des communes cibles, d’ONG et d’acteurs communautaires de base, a constaté l’APS.
L’atelier de mise en réseau, de partage d’expérience et de planification des activités d’apprentissage du programme NICE, s’est déroulé à l’hôtel de ville de la commune de Thiès-nord.
Le Sénégal a entamé, depuis le mois de janvier 2025, la phase II du programme NICE, qui devra se terminer en décembre 2029.
Il vise à améliorer la nutrition et à réduire la pauvreté chez les populations vulnérables des villes secondaires des pays à revenu faible et intermédiaire.
Cette phase est mise en œuvre en collaboration avec Rikolto, CREATES, Sight and Life, le Conseil national de développement de la nutrition (CNDN) et les collectivités territoriales partenaires.
”Au Sénégal, les communes de Bambilor, de Kaffrine et de Thiès-Nord sont impliquées” dans ce programme qui cherche à “répondre aux défis de l’explosion démographique, de la croissance accélérée des villes et de leurs conséquences sur l’insécurité alimentaire, la nutrition pour les populations”, a indiqué Coumba Ly Diaw, directrice de NICE Sénégal.
Selon elle, l’approche du système alimentaire essaye d’appuyer les populations vulnérables sur les questions d’insécurité alimentaires et de nutrition depuis des décennies.

“C’est pourquoi, explique-t-elle, NICE a créé ce consortium d’organisations au niveau national, représenté par Creates, Rikolto, Sight and Life et Swiss Tropical and public Health Institute”.
Mme Diaw a noté que l’objectif est de travailler sur les questions d’alimentation à tous les niveaux, par rapport au système de production, de transformation, de communication, mais également sur les systèmes de gouvernance de l’alimentation à tous les niveaux.
Les projets en question sont des actions de mise en œuvre directe. Thiès-nord travaille sur les questions d’alimentation scolaire, Bambilor travaille sur la cuisine centrale, et Kaffrine sur les systèmes de production et surtout sur les questions liées à l’aquaculture, à la commercialisation et à la transformation des produits locaux, a relevé Coumba Diaw.

”Tout ce qui touche à l’alimentation saine, à la nutrition nous intéresse, c’est un projet que nous avons épousé et nous comptons l’accompagner avec tous les acteurs”, a pour sa part indiqué le maire de la commune de Thiès-nord, Mamadou Diakhaté.
Il a réaffirmé l’engagement de sa municipalité de se lancer dans ce projet et de “tout faire pour qu’il réussisse”.
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