SENEGAL-SOCIETE-SECURITE
Tambacounda, 2 juil (APS) – La Fondation Konrad Adenauer (FAS), en partenariat avec l’administration territoriale de Tambacounda, a organisé, jeudi, une session de renforcement à l’intention des Forces de défense et sécurité (FDS) de la région, en vue de consolider la prévention l’extrémisme violent dans cette partie du Sénégal oriental, a constaté l’APS
”La sécurité, l’environnement, le numérique constituent, pour tout État, des” problématiques importantes, a déclaré Woly Lo, chargée du projet SENRésilience ll.
Dans la région de Tambacounda, a-t-elle souligné, ”il y a une situation sécuritaire qui est là et il nous faut anticiper sur certains aspects notamment sur d’éventuelles dépassements de nos frontières mais aussi sur l’outillage qu’il faut aux Forces de défense et de sécurité”.
Elle s’exprimait lors de la cérémonie d’ouverture de cette session de renforcement dont le démarrage des travaux a été présidé par l’adjointe au gouverneur, chargée du développement Diarriayatou Ndiaye, en présence du préfet du département de Tambacounda, Alioune Badara Mbengue.
Cette session de formation est axée sur porte sur le thème une approche visant à améliorer les connaissances des participants en droits humains, en histoire et en psychologie.
Elle vise aussi à développer leurs compétences en interaction, en modération, en médiation et en prévention des conflits.
Elle réunit durant deux jours des représentants de toutes les catégories des FDS en service dans la région de Tambacounda.
Selon les termes de références de la formation, le sud-est du Sénégal est confronté à plusieurs facteurs de vulnérabilité, notamment une forte proportion de jeunes en situation de précarité, la pauvreté, l’enclavement, l’exploitation illicite des ressources naturelles et les trafics transfrontaliers.
Face à ces défis, la Fondation Konrad Adenauer estime que le renforcement de la résilience de ces communautés passe par une relation de confiance durable entre les populations et les FDS, dans un contexte régional marqué par la progression des groupes extrémistes violents dans le Sahel.
”Nous avons des atouts majeurs dans le sud-est mais les régions de Tambacounda et de Kédougou sont paradoxalement les plus pauvres, d’où la nécessité de bien anticiper sur ces effets. C’est des zones aussi frontalières au Mali et à d’autres pays de la sous-région, donc nous devons nous préparer à toutes ces menace”, a expliqué Woly Lo.
A travers cette formation, la Fondation Konrad Adenauer veut renforcer les capacités des FDS en matière de droits humains, de compréhension des dynamiques sociales, de psychologie, d’histoire et de cadre juridique, tout en développant leurs compétences en communication et en interaction avec les populations
La formation vise également à renforcer la compréhension des dynamiques sociales et des attentes des populations et à améliorer les compétences des acteurs de la sécurité en médiation, modération, en termes de prévention des conflits et de promotion du respect des droits humains.

Il est attendu, au terme de cet atelier, une meilleure maîtrise du cadre légal des interventions des FDS, ainsi qu’une consolidation de la confiance, de la cohésion sociale et de la collaboration entre populations et Forces de défense et de sécurité.
Cette session de renforcement prévue pour deux jours s’inscrit dans le cadre du projet SENRésilience, financé par l’Union européenne et mis en œuvre par la Fondation Konrad Adenauer en collaboration avec plusieurs partenaires.
SENRésilience II est un programme qui vise à renforcer la résilience des acteurs locaux et des populations, en particulier des femmes et des jeunes, face aux menaces sécuritaires extérieures.
Il ambitionne de contribuer à préserver ou rétablir la cohésion sociale et à créer un climat de confiance pour favoriser une évolution positive dans les régions de Tambacounda et de Kédougou.
ABD/BK
