Taïba Ndiaye : la présidente du CCJ veut que la dynamique économique locale “profite pleinement” aux jeunes
Taïba Ndiaye : la présidente du CCJ veut que la dynamique économique locale “profite pleinement” aux jeunes

SENEGAL-JEUNESSE–PLAIDOYER

Taïba Ndiaye, 23 juil (APS) – La présidente du Conseil consultatif de la jeunesse (CCJ) de Taïba Ndiaye, Khady Babacar Ndiaye, plaide pour que la dynamique économique enclenchée par les grandes politiques de développement mises en œuvre dans cette commune du département de Tivaouane “profite pleinement” aux populations locales et à la jeunesse, en particulier.

“Taïba Ndiaye occupe aujourd’hui une place stratégique dans les grandes politiques de développement du Sénégal. Nous voulons que cette dynamique économique profite pleinement aux populations locales, notamment aux jeunes qui portent les compétences, les ambitions et les innovations de demain”, a déclaré Khady Babacar Ndiaye.

Elle intervenait lors de l’ouverture, mercredi, du Forum de l’entrepreneuriat et de l’emploi des jeunes initié par Plan international, en partenariat avec Tobène Power, une entreprise implantée à Taïba Ndiaye.

Axée sur le thème “Jeunesse, innovation et entrepreneuriat : ensemble pour un développement économique durable”, cette rencontre s’inscrit dans le cadre du Projet de développement intégré de cette collectivité territoriale.

Khady Babacar Ndiaye a insisté sur la nécessité de faire de l’emploi local une priorité, estimant que les entreprises implantées dans les territoires ont une responsabilité sociale qui doit se traduire par un recrutement accru de jeunes issus des communautés hôtes, favorisant ainsi une croissance plus inclusive et un développement mieux partagé.

Tobène Power et le Parc éolien de Taïba Ndiaye, deux infrastructures primordiales pour l’indépendance énergétique du pays, à travers le mix énergétique, sont toutes implantées dans la commune de Taïba Ndiaye.

La jeune responsable a invité les autorités publiques, les entreprises et les partenaires au développement à faire des jeunes de véritables acteurs de la transformation économique locale.

Pour Khady Babacar Ndiaye, la première richesse d’un territoire ne réside pas uniquement dans ses ressources naturelles ou ses infrastructures, mais avant tout dans le potentiel de sa jeunesse.

Elle préconise ainsi que des investissements aussi importants que ceux réalisés dans les secteurs de l’énergie, des mines et des infrastructures, soient consacrés au capital humain.

Elle considère qu’il est important d’initier des formations professionnelles adaptées aux besoins réels des entreprises, notamment dans les métiers des énergies renouvelables, de la maintenance industrielle, des technologies numériques, de l’agrobusiness et des services.

Convaincue que l’entrepreneuriat constitue l’un des principaux leviers d’autonomisation économique, elle a proposé le renforcement de l’accompagnement des porteurs de projets, la création d’espaces d’incubation et un meilleur accès au financement, grâce à des mécanismes de garantie adaptés aux réalités des jeunes entrepreneurs.

Dans la même dynamique, elle a recommandé la mise en place d’un cadre permanent de concertation réunissant les autorités administratives, les collectivités territoriales, les entreprises, les partenaires techniques et financiers ainsi que les organisations de jeunesse.

Elle estime qu’un dialogue régulier permettra de suivre les engagements pris et de construire des réponses durables aux défis de l’emploi.

La présidente du Conseil consultatif de la jeunesse de Taïba Ndiaye a enfin salué les initiatives portées par Tobène Power, Plan International et les autres partenaires en faveur de la formation et de l’insertion professionnelle, estimant que ces actions constituent des investissements dans l’avenir du pays.

S’adressant à un auditoire constitué de représentants de l’État, des collectivités territoriales, de Tobène Power, de Plan International et de plusieurs structures d’accompagnement de l’emploi, Khady Babacar Ndiaye a affirmé que les jeunes “ne souhaitent plus être considérés comme de simples bénéficiaires de programmes, mais plutôt comme des partenaires capables de proposer des solutions et de contribuer activement au développement de leur territoire”.

MKB/ADI/HB/BK