Dakar, 30 mai (APS) – Le coordonnateur du Programme national de lutte contre le tabac (PNLT), Oumar Ba, a préconisé, jeudi, des mesures règlementaires fermes pour protéger les enfants et les jeunes contre l’influence de l’industrie du tabac.

‘’Nous devons unir nos efforts pour protéger les enfants et les jeunes contre les dangers du tabac en continuant à sensibiliser et à prendre des mesures fermes contre l’influence de l’industrie du tabac’’, a-t-il déclaré.

Le docteur Ba s’exprimait dans le cadre d’une journée d’information de la presse tenue dans les locaux du Service national de l’éducation et de l’information sanitaire, en prélude à la célébration vendredi de la Journée mondiale sans tabac.

Par cette invite, il souhaite voir ‘’un Sénégal où chaque enfant peut grandir sans être exposé aux risques du tabagisme’’, afin d’avoir une génération en meilleure santé et plus consciente des choix de vie saine.

La protection de la frange juvénile passe, à son avis, par ‘’une adaptation de la loi qui prendra en compte les nouveaux produits du tabac à savoir, la cigarette électronique, la chicha, entre autres, qui demeurent méconnues des parents et du corps professoral’’.

Pour le coordonnateur régional de l’ONG Campaign for Tobacco Free Kids (CTFK), Bamba Sagna, en plus de ces ‘’produits émergents du tabac, cette loi doit comporter ‘’l’interdiction du conditionnement neutre, l’interdiction totale de fumer dans les lieux publics, la suppression des fumoirs’’.

Il appelle également à y intégrer, ‘’des sanctions plus sévères et des dispositions’’, tout en préconisant ‘’la sensibilisation, la formation et la communication sur cette nouvelle loi’’, qu’appellent de leur vœu les acteurs de la lutte contre le tabac.

Ces ONG et membres de la société plaident en outre l’introduction de nouvelles dispositions, comme l’instauration d’une taxe parafiscale, dans la loi contre le tabac.

‘’La taxe parafiscale sur le tabac a un intérêt double. Elle permet d’avoir plus de recettes et, par la même occasion, de financer les problèmes de santé liés à la consommation de tabac comme les maladies non transmissibles’’, a expliqué le coordonnateur PNLT.

’L’âge moyen d’initiation à la cigarette est de 9 ans’’

Les enquêtes et études réalisées montrent que les jeunes sont très exposés aux produits du tabac, disent-ils.

‘’9,2% des élèves utilisent des produits du tabac sous toutes ses formes, soit 11,6 % des garçons et 6,9% des filles’’, a rappelé Omar Ba, se référant à l’enquête globale sur le tabagisme chez les jeunes de moins de 15 ans (GYTS, en anglais) de 2020.

La même étude souligne également que ‘’7,1% des élèves soit 9,8% des garçons et 4,5% des filles fument actuellement du tabac et que 13% des élèves sont exposés à la fumée de tabac à la maison’’.

Se basant sur les résultats de cette enquête, le coordonnateur du PNLT a indiqué que ‘’l’âge moyen d’initiation à la cigarette est de 9 ans’’.

Sur la base de toutes ces considérations, les acteurs de la lutte contre le tabac plaident pour l’augmentation de la taxe d’accise, c’est-à-dire l’impôt indirect sur la vente ou l’utilisation de certains produits comme le tabac ou l’alcool, de 65% à 75%.

NSS/ABB/AKS

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