SENEGAL-SANTE
Dakar, 8 oct (APS) – Le nouveau directeur général de l’Agence sénégalaise de la couverture sanitaire universelle (SEN-CSU), Moustapha Cissé, a fait part de son ambition de travailler avec rigueur, méthode et discipline pour assurer la continuité des services de soins aux populations, à partir d’une démarche impliquant efficacité et transparence.
“Nous allons travailler avec rigueur, méthode et discipline pour que chaque franc investi par l’État et ses partenaires se traduise par un soin effectif au profit de la population sénégalaise”, a-t-il dit.
Moustapha Cissé s’exprimait mercredi lors de la cérémonie de passation de service avec son prédéceur, El Hadji Séga Guèye.
“Nous devons être conscients que derrière chaque dossier que nous traitons, derrière chaque procédure que nous mettons en œuvre, il y a des femmes, des hommes, des familles qui attendent de notre institution un service efficace” a-t-il déclaré.
Moustapha Cissé a fait observer que son arrivée à la tête de l’Agence sénégalaise de la couverture sanitaire universelle coïncide avec une période caractérisée par une mutation profonde de la structure.
“La SEN-CSU doit achever sa transformation pour être un assureur principal. L’assurance maladie ne consiste pas simplement à distribuer des cartes, c’est une ingénierie rigoureuse et profondément humaine. On doit être armé par le désir de servir le Sénégal”, a-t-il avancé.
M. Cissé a décliné une feuille de route qui, selon lui, sera orientée en plusieurs axes stratégiques à savoir la proximité, la confiance, la modernisation, la culture du résultat, le partenariat pour offrir un service de qualité aux populations.
“C’est sur cette ambition d’efficacité et de transparence que je place mon action à la tête de la SEN-CSU”, a-t-il déclaré.
Se disant conscient de l’engagement des travailleurs de la SEN-CSU, Moustapha Cissé promet que sa méthode de travail va reposer sur la transparence, l’équité, l’évaluation axée sur les résultats, le dialogue social permanent et sincère.
Selon lui, la couverture sanitaire n’est pas “un privilège”, mais plutôt “une affaire de devoir citoyen qui concerne toutes les couches sociales sans exception”.
Le directeur sortant, El Hadji Séga Guèye, a fait le bilan de sa gestion marquée, selon lui, par le retour de la confiance des structures sanitaires.

Il affirme avoir travaillé, dès son arrivée, à “l’apurement de la dette de 11 milliards FCFA pour rétablir le climat de confiance” avec les structures hospitalières dont les rapports avec la SEN-CSU sont régis par 1600 conventions.
La SEN-CSU a soldé 120 millions de francs CFA auprès des pharmacies pour rétablir la confiance et signé avec 365 pharmacies conventionnées, a-t-il dit.
“Aujourd’hui, je transmets une institution qui a ses acquis, ses forces, mais également ses défis […]. Je vous transmets surtout la confiance de millions de Sénégalais qui attendent de notre institution des réponses concrètes à leur préoccupation de santé”, a-t-il indiqué.
Il a invité son successeur à mettre en œuvre son “expertise” et son “parcours” pour consolider les acquis de la SEN-CSU.
“Votre responsabilité, ce sera désormais d’imprimer votre vision tout en consolidant les acquis”, en ouvrant des perspectives axées en priorité sur “les populations encore confrontées à des difficultés d’accès au service de santé”.
FD/HB/BK

