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Kédougou, 22 avr (APS) – Le préfet du département de Saraya, Babacar Niang, a déclaré que les de cas de braquages et d’agressions à main armée perpétrés autour des sites d’orpaillage de la région de Kédougou (sud-est) ont relativement baissé depuis quelques temps, grâce aux patrouilles menées sur le terrain par les militaires de la zone numéro 4 et le Groupement d’action rapide de surveillance et d’intervention (GARSI 2) basé à Saeinssoutou, dans la commune de Missirah Sirimana.
“Nous avons constaté, depuis quelques temps, une baisse des cas de vols à main armée depuis le renforcement de la sécurité et des patrouilles menées sur le terrain par la GARSI 2 et l’armée nationale”, a-t-il relevé dans un entretien accordé à l’APS.
Il a félicité, à ce sujet, les forces de défense et de sécurité – l’Armée, la Gendarmerie et les unités de la Police des frontières basées à Moussala Mahinamine dont les actions combinées ont selon lui permis d’arriver à ce résultat.
Il a remercié, en particulier, le ministre des Forces armées, le général Birame Diop, pour l’inauguration de l’état-major du Garsi 2 à Saraya et ses trois nouveaux points d’appui à Guémédjié, Saeinssoutou et Moussala Mahinamine, en plus de l’ouverture d’un poste frontalier de l’armée à Guémédjié.
Le préfet du département de Saraya a de même salué le renforcement global du dispositif sécuritaire du département pour lutter contre les braquages et les agressions dans les sites d’orpaillage clandestins, mais aussi prévenir l’extrémisme violent et la menace terroriste.
Il a rappelé que jusqu’à une certaine date, les forces de sécurité n’étaient pas présentes dans plusieurs zones du département de Saraya.
Le Groupement d’action rapide de surveillance et d’intervention (GARSI 2) basé à Saeinssoutou, un village situé dans la commune de Missirah Sirimana, était jusque-là seul poste de sécurité de la gendarmerie dans cette zone, a-t-il rapelé.
Il a annoncé la construction d’un poste contrôle à Satadougou, pour la couverture de Garaboréya et Bobota, des villages frontaliers au Mali, spécialisés dans la production de coton.
“La main d’œuvre dans ces zones est étrangère, avec des centaines de Maliens qui viennent travailler dans ces localités. Et c’est pour cela que nous avons proposé l’ouverture du poste de Satadougou pour le contrôle des flux migratoires”, a-t-il expliqué.
Il a salué le travail abattu dans cette zone par le détachement militaire de Moussala qui veille, depuis le 1er juillet 2025, sur les entrées au Sénégal à partir de la frontière avec le Mali.
“Il y a maintenant une compagnie de l’armée nationale au niveau du pont Moussala-Mahinamine, en plus du Garsi de Moussala et Saeinssoutou, des unités qui renforcent le dispositif sécuritaire de la frontière avec le Mali”, a souligné M. Niang.
Le préfet du département de Saraya a également signalé la construction en cours d’une Brigade territoriale de gendarmerie à Missirah Sirimana et de commissariats de la Police des frontières à Moussala, Faranding, Illimalo, Saeinssoutou et Mouran.
Selon lui, la réalisation de ces infrastructures, de concert avec l’Union européenne, vise une meilleure prise en charge des préoccupations sécuritaires des populations, tout en contribuant à l’amélioration des conditions de travail du personnel des forces de défense et de sécurité.
Il a invité la population de Saraya à collaborer davantage avec les forces de défense et de sécurité dans la surveillance du territoire départemental.
Il a fait observer que les quatorze cas de vols à main armée enregistrés dans le département en 2025 “ont une relation directe avec l’orpaillage […]”, précisant que ces infractions “ont toujours lieu aux abords mêmes des sites d’orpaillage”.
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