SENEGAL-FRANCOPHONIE-INNOVATION
Dakar, 22 avr (APS) – Huit jeunes issus des plusieurs pays francophones, dont le Sénégal, se sont distingués à l’issue de la première édition du programme ”Cap Innovation”, une initiative de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) visant à encourager l’entrepreneuriat des jeunes.
Au total 3100 jeunes issus de 49 pays de l’espace francophone avaient fait acte de candidature pour participer à ce programme ayant permis de former 100 jeunes, d’en accompagner 20 et de distinguer 8 lauréats dont 4 grands lauréats et 4 dauphins.
Les jeunes lauréats viennent du Sénégal, de la France, du Burundi, du Cambodge, du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Maroc et du Togo.
Les projets pour lesquels ils ont été récompensés portent sur l’éducation et la compétence, la transition écologique, l’intelligence artificielle et l’agriculture, la culture et le numérique, l’engagement et la transformation sociale, ou encore la citoyenneté inclusive.
”Cap Innovation, dont le premier appel a été lancé en 2025, fait déjà ses preuves, puisqu’il nous réunit aujourd’hui à Dakar pour célébrer ses huit lauréats”, a déclaré, la secrétaire générale de l’OIF, Louise Mushikiwabo.
Elle intervenait lors de la cérémonie de présentation des lauréats, en présence du ministre sénégalais de l’Industrie et du Commerce, ainsi que de plusieurs diplomates.
”J’espère que cette dynamique de la jeunesse francophone très positive, continuera de s’élargir dès ce soir. Mon seul souci aujourd’hui, c’est de vraiment passer à l’échelle ce projet CAP Innovation”, a-t-elle dit.
Louise Mushikiwabo affirme avoir ”placé la jeunesse au cœur des priorités de l’OIF” depuis sa prise de fonctions.
”Elle [la jeunesse] l’est encore davantage aujourd’hui au regard de la réalité démographique qui ne fait qu’accroître l’espace francophone, encore une fois, près de 70% de la population a moins de 35 ans. L’employabilité et l’emploi des jeunes est le défi majeur auquel l’OIF s’attèle aujourd’hui”, a-t-elle martelé.
Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, plaide pour une plus grande participation qui permettrait de porter à 20 le nombre de lauréats d’ici 5 ans.
”Ce sont des besoins en réalité, des aspirations de la jeunesse africaine francophone, de la jeunesse mondiale, qui ont été pris en compte en justifiant sans doute l’importance de la participation dans l’espace francophone, avec plus de 3 000 jeunes sur la ligne de départ”, a-t-il déclaré.
Serigne Guèye Diop note que cette opportunité permet d’encourager les jeunes à persévérer dans la voie de l’excellence, tout en gardant comme boussole ”la transformation positive de leur milieu et de leur épanouissement”.
AMN/BK

