SENEGAL-JUSTICE-SANTE-PARLEMENT
Dakar, 30 sept (APS) – Les députés ont rejeté, mercredi, les questions préalables posées par le député du groupe parlementaire Takku-Wallu, Abdou Mbow et le député non-inscrit Thierno Alassane Sall concernant la proposition de loi relative à la santé en milieu carcéral.
“Je pense qu’il n’y a pas lieu de délibérer parce qu’on ne légifère pas dans le tâtonnement, on ne légifère pas dans la colère encore moins quand il y a une crise de régime qui est là”, a déclaré Abdou Mbow à propos de la proposition de loi relative à la santé en milieu carcéral.
S’exprimant lors de la séance plénière consacré à l’examen de la proposition de loi sur la Santé en milieu carcéral, M. Mbow a demandé aux députés ”d’ajourner cette séance”.
Abdou Mbow a convoqué notamment les charges financières de cette proposition de loi ”qui ne devrait pas passer au regard du contexte et la forme”.
”Dans le fond également cette loi ne peut passer parce que la proposition de loi ne propose pas de recette compensatrices”, a fait remarquer Abdou Mbow.
Le député non-inscrit Thierno Alassane Sall aussi posé une question préalable pour le renvoi de la session. M. Sall est d’avis que la tournure de la séance sur la carte d’identité nationale biométrique de mardi démontre que l’Assemblée nationale ne doit pas poursuivre sa troisième session extraordinaire convoqué pour “des considérations politiciennes”
La commission de la Santé, de la Population, des Affaires sociales et de la Solidarité nationale considère que tout ce que le député de l’opposition a présenté ici ”ne constitue pas des arguments pouvant nous amener à renvoyer cette séance”.
”Nous dégageons toutes nos responsabilités par rapport aux différents renvois venant du gouvernement. Cela ne nous engage pas. On a reçu du président de la République un projet de loi”, s’est défendue Khady Sarr, présidente de la commission de la Santé, de la Population, des Affaires sociales et de la Solidarité nationale.
Elle estime que les députés ”ne sont pas responsables d’une supposée crise entre les deux institutions”.
Cette proposition de loi apporte des repères clairs basés sur la Constitution mais également basés sur certaines décisions du Conseil constitutionnel et sur d’autres textes réglementaires qui régissent notre pays, a-t-elle expliqué.
Elle a demandé aux députés de rejeter cette question préalable et ”d’avancer dans le travail”. Sa collègue Béatrice Germaine Diouf a également prôné la poursuite des travaux.
“Cette proposition de loi est une question d’humanité relative à la santé carcérale des détenus”, a-t-elle defendu.
Mamadou Lamine Diaïté co-auteur de la proposition de loi a abondé dans le même sens.
“C’est une nouvelle loi dans un milieu spécifique. C’est une loi très importante pour renforcer notre arsenal juridique”, a-t-il avancé.
FD/MTN
