SENEGAL-COLLECTIVITES- ENVIRONNEMENT
Richard-Toll, 25 juin (APS) – La commune de Richard-Toll veut faire de ses conseils de quartier des acteurs clés de la lutte contre les déchets plastiques, un défi environnemental majeur pour cette ville du département de Dagana (nord), dont les autorités ambitionnent de promouvoir un cadre de vie plus sain et durable.
Cette orientation a été mise en avant lors d’un atelier de suivi-évaluation organisé pendant deux jours à l’intention des représentants des treize conseils de quartier fonctionnels de la commune, à l’initiative de l’ONG Mon-3.
”Nous envisageons d’avoir une ville verte. Pour cela, il faudra impérativement éradiquer les déchets plastiques”, a déclaré le président de la commission gouvernance de la mairie de Richard-Toll, Babacar Gaye.
Pour atteindre cet objectif, a-t-il dit, la municipalité a noué un partenariat avec une entreprise spécialisée dans la collecte et le recyclage du plastique. Les conseils de quartier seront au cœur du dispositif envisagé pour sensibiliser les populations et faciliter la récupération des déchets dans les différents quartiers.
Selon M. Gaye, l’approche retenue repose sur une implication directe des communautés à travers leurs structures de proximité, considérées comme les mieux placées pour mobiliser les habitants autour des enjeux liés à la salubrité et à la préservation de l’environnement.

Cette stratégie s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement des conseils de quartier mis en place depuis mai 2024 dans le cadre du programme ”Bonne gouvernance et participation citoyenne”, financé par l’Agence catalane de coopération au développement.
Le représentant au Sénégal de l’ONG Mon-3, Ahmed Sow, a indiqué que l’atelier a permis de faire le point sur le fonctionnement des conseils de quartier et sur l’exécution de leurs plans d’action prioritaires.
L’évaluation a révélé un engagement particulièrement marqué dans les domaines de l’environnement, de l’hygiène, de l’assainissement et du cadre de vie, des secteurs où plusieurs initiatives communautaires ont déjà été menées au profit des populations.

‘’Il y a une réelle satisfaction de voir beaucoup de conseils parvenir à dérouler leurs activités et à exécuter des actions concrètes au bénéfice des habitants’’, a souligné M. Sow, saluant le dynamisme observé dans plusieurs quartiers.
Les participants ont toutefois relevé des contraintes liées à l’insuffisance des ressources financières, techniques et humaines nécessaires à la mise en œuvre de certaines activités.
Pour soutenir leurs efforts, l’ONG Mon-3 et la municipalité envisagent d’accompagner les conseils de quartier à travers le financement de microprojets destinés à renforcer leur autonomie et leur capacité d’action.
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