Protéger le numérique “n’est plus une option, c’est une responsabilité de l’État”, selon le ministre Samba Diouf
Protéger le numérique “n’est plus une option, c’est une responsabilité de l’État”, selon le ministre Samba Diouf

SENEGAL-TIC-SECURITE-LEGISLATION

Dakar, 20 août (APS) – Le ministre des Télécommunications et du Numérique, Samba Diouf, a affirmé, jeudi devant l’Assemblée nationale que le numérique est devenu une infrastructure de souveraineté au même titre que l’énergie, l’eau ou les transports, déclarant que le secteur des télécommunication ”n’est plus une option mais une responsabilité de l’Etat pour faire face aux nombreuses menaces”.

”Le numérique est devenu une infrastructure de souveraineté au même titre que l’énergie, l’eau ou les transports. Le protéger n’est plus une option, c’est une responsabilité de l’État”, a-t-il dit.

M. Diouf s’exprimait lors de la session plénière consacrée à l’examen du projet de loi relatif à la protection des infrastructures d’information critique et la sécurité numérique.

”La souveraineté numérique est la responsabilité des gestionnaires d’infrastructures critiques, il est donc naturel qu’il suscite un débat du genre”, a-t-il dit devant les parlementaires.

Il a salué l’intérêt que les députés portent à “un texte aussi structurant” pour la sécurité du pays.

Le projet de loi portant sur la protection des infrastructures d’informations critiques et la sécurité numérique voté par les députés ”s’inscrit dans la sécurisation de nos plateformes numérique qui touchent à des principes essentiels”.

Le ministre Samba Diouf a souligné la nécessité pour le Sénégal de se doter d’un dispositif réglementaire.

“Nous pouvons toujours, certes réparer une infrastructure mais lorsque son intérêt met en péril un service universel, le coût humain, économique et stratégique peut être irréversible”, a t-il soutenu.

Il a, dans la foulée, annoncé la mise en place d’une autorité nationale de cybersécurité.

Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a lui aussi magnifié la pertinence d’un tel document législatif.

“Il est urgent que le Sénégal se protège et se protège beaucoup mieux. Nous avons vécu récemment une série de piraterie. La responsabilité de l’Assemblée nationale c’est de donner au gouvernement les moyens de travailler, de sécuriser les Sénégalais, de se sécuriser”, a-t-il déclaré.

Ousmane Sonko a signalé qu’il reviendra au gouvernement conformément au texte voté ”de prendre les textes d’application qu’il faut”.

”Certes il n’est pas parfait mais il peut constituer une base de travail pour le gouvernement non pas seulement pour le secteur public (…) mais pour le secteur privé également qui est extrêmement exposé”, a-t-il fait remarquer.

M. Sonko a annoncé une initiative parlementaire tenant à lancer des auditions de tous les services concernés pour mieux éclairer les Sénégalais sur le niveau de risque et surtout sur les attaques qui ont eu lieu récemment.

La Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor avait fait part d’un incident qui a affecté une partie de ses systèmes d’information au mois de mai 2026.

La Direction de l’automatisation des fichiers (DAF) avait annoncé au mois de février de la même année la suspension provisoire de la confection des cartes nationales d’identité, suite à ce qu’elle qualifiait d’’’incident’’ dans son système. D’autres services publics ont aussi connu le même sort.

FD/AN/MTN