Promotion de la vaccination : le district sanitaire de Kaolack veut s’appuyer sur les professionnels des médias
Promotion de la vaccination : le district sanitaire de Kaolack veut s’appuyer sur les professionnels des médias

SENEGAL-SANTE-STRATEGIE

Kaolack, 28 jan (APS) – Le district sanitaire de Kaolack (centre) a pris l’option de faire des journalistes et des professionnels de la communication des “partenaires stratégiques” pour la sensibilisation et la promotion de la vaccination et de l’hygiène menstruelle, a déclaré son médecin-chef, docteur Niène Seck.

“La vaccination est l’un des investissements en santé les plus rentables. Le cancer du col de l’utérus est la seule pathologie évitable par la vaccination. C’est pourquoi nous voulons faire des hommes et des femmes des médias des partenaires stratégiques, pour qu’ils s’impliquent dans la sensibilisation et la promotion de la vaccination et de l’hygiène menstruelle”, a-t-il dit.

Il intervenait au cours d’une rencontre d’information et de partage sur le calendrier vaccinal, particulièrement sur l’importance du Programme élargi de vaccination (PEV), dont la cible est passée de sept à treize maladies dont les Papillomavirus humains (HPV).

“Nous voulons permettre à ces professionnels des médias de pouvoir être des relais pour transmettre l’information, à travers leurs canaux de diffusion, auprès des populations pour le respect du calendrier vaccinal des enfants et des jeunes filles âgées de neuf à quatorze ans par rapport au cancer du col de l’utérus”, a expliqué Niène Seck.

Selon le médecin-chef du district sanitaire de Kaolack, le PEV est “la locomotive” des programmes de santé dans lequel l’Etat du Sénégal et ses partenaires “investissent beaucoup d’argent” pour l’achat de vaccins, de consommables, la logistique roulante et la chaîne de froid, sans compter les incinérateurs pour la gestion de déchets issus de la vaccination.

Il a aussi cité les investissements dédiés au renforcement des capacités du personnel médical, à la communication et à l’acquisition d’outils de gestion.

“Le Sénégal fait énormément d’efforts pour rendre disponible toute cette logistique et ces vaccins qui sont gratuits pour les populations”, a-t-il souligné, précisant que le taux de prévalence de l’Hépatite B par exemple, une maladie “très fréquente” dans la région de Kaolack, tourne autour de 10%.

D’où la nécessité de faire vacciner “tous les enfants de la naissance à l’âge de quinze mois”, a-t-il indiqué.

Les adultes qui n’ont pas eu la chance d’être vaccinés peuvent recourir au dépistage pour ensuite se faire vacciner s’ils sont négatifs, selon le médecin-chef du district sanitaire de Kaolack.

Les personnes dépistées positives peuvent être prises en charge précocement au niveau du centre hospitalier régional El Hadji Ibrahima Niass (CHREIN) de Kaolack qui dispose d’un médecin référent chargé de la gestion des patients porteurs du virus de l’Hépatite, a ajouté docteur Seck.

En plus de l’Hépatite, il a évoqué le cancer du col de l’utérus pour les jeunes filles âgées de neuf à quatorze ans.

“Au début de l’introduction de ces vaccins, la couverture vaccinale était faible, mais nous avons élaboré un plan de relance qui nous a permis, en collaboration avec le secteur de l’éducation, écoles classiques et coraniques, de vacciner beaucoup de filles, faisant passer le taux de couverture à 9% en 2022 à plus de 100% aujourd’hui”, s’est-il réjoui.

“Nous voulons maintenir ces acquis, c’est pourquoi nous avons voulu que les journalistes et autres professionnels des médias nous accompagnent dans la sensibilisation et la promotion de la vaccination”, a insisté docteur Niène Seck.

ADE/BK/ASB