SENEGAL-SANTE-SOCIAL
Dakar, 20 déc (APS) – Le directeur des ressources humaines du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a invité, samedi, les syndicats à privilégier la stabilité sociale, préalable, selon lui, au règlement de leurs doléances.
”Sans paix sociale, notre thématique +recrutement, motivation et rétention des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes (…)+ aura du mal à se réaliser. Quand on parle de recrutement, quand on parle de motivation, quand on parle d’incitation dans les universités (…) il faut d’abord qu’il y ait cette stabilité sociale”, a déclaré le docteur Malick Diallo.
Il prenait part au congrès du Syndicat autonome des médecins du Sénégal (Sames) dont le thème porte sur ‘’recrutement, motivation et rétention des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes : quelles réponses syndicales durables ?”.
Le directeur des ressources humaines a rappelé la signature d’un pacte de stabilité sociale avec un comité de pilotage et un comité technique.
Selon le docteur Malick Diallo, ces deux cadres constituent des lieux de débat et d’évaluation et de suivi de ce pacte de stabilité sociale.
”S’il y a des engagements qui retardent ou bien des choses qui ont été dites et qui n’ont pas été respectées, ces deux comités (…) constituent des cadres de dialogue où on va harmoniser, communiquer ensemble pour aller vers la réussite de ce pacte”, a t-il dit, soulignant que les travailleurs et le gouvernement ont besoin qu’il ”y ait cette paix sociale”.
Pour ce faire, il a lancé un appel aux syndicats, aux centrales à revenir encore dans ces cadres de discussion.
Parlant du thème du congrès, le docteur Diallo a déclaré qu’il s’agit d’une problématique ”majeure” dans le secteur de la santé et de l’espace public.
”Au niveau du ministère, on est en train de prendre des initiatives dans ce sens pour aider ces jeunes médecins à avoir l’espoir” et trouver un emploi dans le public ou dans le privé, a t-il dit.
Pour sa part, le Secrétaire général du Sames, Mamadou Demba Ndour, est revenu sur les difficultés auxquelles sont confrontées ses collègues.
”Le péril réside dans la fuite des cerveaux que nous constatons depuis plusieurs années, parce qu’évidemment, le traitement salarial des agents de santé, médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes, est ce qu’il est”, a t-il déploré.
Cette situation explique, selon lui, qu’il y ait très peu de médecins, très peu de pharmaciens, très peu de chirurgiens-dentistes, ce qui contraste avec le chômage des jeunes médecins, des jeunes pharmaciens et des chirurgiens-dentistes.
Il a appelé l’État à ”une plus grande introspection et une prise de responsabilité certaine pour pouvoir juguler ce fléau qui a fini de rabaisser nos ratios, quand on sait que ces ratios étaient initialement très bas”.
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