AFRIQUE-SANTE-PERSPECTIVES
De l’envoyée spéciale de l’APS, Ndèye Suzanne Sy
Casablanca, 4 mai (APS) – Plus de 200 exposants venus de 30 pays africains prennent part à la première édition du Salon international du futur de la santé africaine, qui s’est ouverte, lundi, à Casablanca, au Maroc, a constaté l’envoyée spéciale de l’APS.
Dénommée GITEX Future Health Africa, cette rencontre prévue pour se poursuivre jusqu’au 6 mai prochain, enregistre la présence de décideurs, ministres de la santé et responsables gouvernementaux, des représentants d’institutions internationales, de scientifiques, d’experts en technologies sanitaires et de médecins.
Plusieurs industriels, des dirigeants de startups et de fonds d’investissements prennent également part à cette rencontre visant à définir des solutions adaptées aux problèmes auxquels le continent africain se trouve confronté en matière de santé.
“La vision de notre souveraineté est à la fois un cap, une exigence et une promesse : la santé n’est pas une charge budgétaire mais elle est un investissement stratégique de premier rang et un droit fondamental dont aucun citoyen ne saurait être privé”, a expliqué le directeur délégué de la Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé, le professeur Youns Bjijou.
Intervenant à l’ouverture officielle du GITEX Future Health Africa, il a indiqué que cette vision “nous responsabilise collectivement autour de trois impératifs fondamentaux : la souveraineté sanitaire, l’élargissement universel de l’accès aux soins et la réduction structurelle des iniquités de santé”.
“Nous ne bâtissons pas un système de santé pour une fraction de la population. Nous le bâtissons pour tous, sans distinction de territoire, de condition sociale ou de génération”, a-t-il insisté.
Le professeur Youns Bjijou a souligné que dans ce cadre, l’innovation technologique “n’a de légitimité et de sens que si elle sert ce projet de justice sociale, d’équité territoriale et de dignité humaine”.
“C’est l’aune à laquelle nous mesurons chacune de nos décisions institutionnelles”, a fait valoir le directeur délégué de la Fondation Mouhammed VI des Sciences de la Santé, ajoutant que le GITEX Futur Health Africa milite en faveur d’une technologie “au cœur de la transformation profonde de nos établissements de santé”.
“L’hôpital de demain ne sera plus un simple lieu de passage, il sera un centre de données, d’expertise et d’intelligence interconnectée, capable d’intégrer en temps réel les apports de la recherche mondiale au bénéfice du patient”, a conclu Youns Bjijou.
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