Plaidoyer pour “une réforme stratégique” de la gouvernance sanitaire
Plaidoyer pour “une réforme stratégique” de la gouvernance sanitaire

SENEGAL-SANTE-PERSPECTIVES

Dakar, 17 mai (APS) – Le docteur Abdoulaye Diagne, porté samedi à la tête de Coalition pour la santé et l’action sociale (COSAS), a indiqué placer son mandat sous le signe de la réforme de la gouvernance sanitaire.

“La COSAS entend jouer un rôle plus actif dans l’amélioration de la gouvernance sanitaire, en portant davantage les préoccupations des populations auprès des autorités compétentes”, a-t-il déclaré.

Il intervenait lors de la troisième assemblée générale de la Coalition pour la santé et l’action sociale (COSAS), tenue au Centre de recherche ouest africain (WARC, en anglais) et à l’issue de laquelle il a été porté à la présidence de cette structure.

“Les populations souffrent souvent de problèmes de gouvernance”, a-t-il déclaré, évoquant les difficultés rencontrées par certains patients obligées de passer d’une structure sanitaire à une autre sans prise en charge adéquate.

Le nouveau président de la COSAS a également insisté sur la nécessité de renforcer les capacités financières de l’organisation qu’il dirige désormais, afin de lui donner les moyens de concrétiser ses propositions et de mettre en œuvre une réflexion stratégique sur le devenir du secteur sanitaire.

Il a signalé que dans ce sens, des commissions ont déjà été mises en place “pour mobiliser des ressources et accompagner la vision portée par la coalition, qui prévoit aussi de signer une convention de partenariat avec le ministère de la Santé pour mieux intégrer ses réflexions dans les politiques publiques”.

Le docteur Abdoulaye Diagne a par ailleurs évoqué plusieurs défis liés à la gouvernance globale du système sanitaire, notamment les questions de ressources humaines et les débats autour des nominations dans certaines structures de santé.

Concernant la question du financement du secteur, il a insisté sur les “limites” du financement domestique, ce qui doit conduire à explorer d’autres mécanismes innovants, à travers notamment “une meilleure structuration des contributions de la diaspora aux dépenses de santé des familles”.

Il a aussi plaidé pour une évolution progressive vers une assurance maladie obligatoire, inspirée de modèles en œuvre dans certains pays africains.

“Cela ne se fera pas du jour au lendemain, mais il faudra bien s’acheminer vers cette option”, a-t-il soutenu, assurant que la COSAS compte formuler, dans ce sens, des propositions concrètes à l’endroit des autorités sanitaires.

NSS/BK/SBS